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Faits divers – Justice

Prisonniers basques : 3 000 personnes ont formé une chaîne humaine à Biarritz ce samedi

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Par , France Bleu Pays Basque, France Bleu

Des milliers de personnes se sont donné la main ce samedi à Biarritz pour interpeller l'Etat sur le sort des prisonniers basques.

Une chaîne humaine géante de la Grande plage au rocher de la Vierge pour interpeller l'Etat sur le sort des prisonniers basques.
Une chaîne humaine géante de la Grande plage au rocher de la Vierge pour interpeller l'Etat sur le sort des prisonniers basques. © Radio France - Valérie Menut

Biarritz, France

Du pied de l'hôtel du Palais au rocher de la Vierge, sur 1,5 km, quelque 3000 personnes (dont une vingtaine d'élus parmi lesquels le président de l'agglomération Pays basque et maire de Bayonne, Jean-René Etchegarray, mais aussi les maires d'Hendaye et d'Espelette, des adjoints de Biarritz ou des conseillers régionaux entre autres) ont formé une gigantesque chaîne humaine. Un rassemblement à l'appel des Artisans de la paix et de Bake Bidea pour faire avancer le processus de paix au Pays basque. 

Après le désarmement et la dissolution d'ETA, se pencher sur le sort des prisonniers basques, "est le pas nécessaire" expliquent-ils. "Le geste le plus fort que l'on attend, est de mettre fin à l'application des mesures d'exception et que soit enclenché un nouveau cadre juridique, insiste Anais Funosas, porte-parole de Bake Bidea. C'est-à-dire favoriser le rapprochement des prisonniers, ou encore la reconnaissance de toutes les victimes. Ce qui bloque, c'est que l'on a encore deux Etats (la France et l'Espagne NDLR) qui ne rentrent pas dans un schéma de processus de paix, bien que Monsieur Macron ait eu des paroles importantes lors de sa dernière venue à Biarritz, mais aujourd'hui la volonté de cette chaîne humaine, c'est aussi de lui dire : "il faut passer des mots aux actions, donc si vous voulez accompagner sereinement ce processus de paix, si vraiment vous le trouvez exemplaire, soyez exemplaire vous aussi ! On ne peut plus accepter que ces prisonniers soient éloignés, que leurs familles continuent à parcourir des centaines de kilomètres. On ne peut plus accepter qu'aujourd'hui encore on refuse des libertés conditionnelles sur le seul argumentaire politique alors que tout le monde répond sur les projets personnels comme il se doit donc faisons changer les mentalités. On ne peut plus traiter la question basque par le prisme antiterroriste".

Bake Bidea et les Artisans de la paix réclament la libération des prisonniers basques incarcérés depuis au moins 30 ans. C'est le cas de Frederik "Xistor" Haramburu, condamné à la réclusion criminelle à perpétuité en 1989 pour avoir formé le "commando itinérant d'ETA". Il est actuellement incarcéré à la prison de Lannemezan. Le 5 juillet prochain sera rendu le délibéré de sa demande de libération conditionnelle. 

La chaîne humaine (photos 1 et 3). Prises de paroles (photo 2) d'A. Funosas (Bake Bidea), M. Berhocoirigoin (artisans de la paix), J-R Etchegaray (maire de Bayonne) et M. Veunac (maire de Biarritz). - Radio France
La chaîne humaine (photos 1 et 3). Prises de paroles (photo 2) d'A. Funosas (Bake Bidea), M. Berhocoirigoin (artisans de la paix), J-R Etchegaray (maire de Bayonne) et M. Veunac (maire de Biarritz). © Radio France - Valérie Menut
3 000 personnes se sont déplacées à Biarritz, beaucoup sont venues du Pays basque sud (14 bus affrétés), pour interpeller l'Etat sur le sort des prisonniers basques. - Radio France
3 000 personnes se sont déplacées à Biarritz, beaucoup sont venues du Pays basque sud (14 bus affrétés), pour interpeller l'Etat sur le sort des prisonniers basques. © Radio France - Valérie Menut