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Faits divers – Justice

30 ans de réclusion criminelle requis pour le meurtre de la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez

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Par , France Bleu Hérault

30 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté de 20 ans, requis ce lundi contre Eric Boucher pour le meurtre de la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez (Hérault) un soir de novembre 2016. Dans un premier temps, c'est la thèse de l'attentat terroriste qui a été privilégiée.

L'avocat général a requis 30 ans de prison ferme assortis d'une peine de sûreté de 20 ans
L'avocat général a requis 30 ans de prison ferme assortis d'une peine de sûreté de 20 ans © Radio France - Salah Hamdaoui

Montferrier-sur-Lez, France

En attendant le verdict qui sera rendu mardi avec un jour d'avance, l'avocat général a requis ce lundi 30 ans de réclusion criminelle, assortis d'une peine de sûreté de 20 ans, contre Eric Boucher. Ce chômeur de 50 ans est jugé par la cour d'assises de l'Hérault pour le meurtre commis à la maison de retraite de Montferrier-sur-Lez, un soir de novembre 2016. Il est accusé d'avoir tué de plusieurs coups de couteau la lingère de l'Ehpad qui accueille des prêtres, anciens missionnaires en Afrique. 

Des moyens disproportionnés pour un simple cambriolage

Eric Boucher a toujours défendu l'idée du cambriolage qui a mal tourné, l'accusation n'y croit pas une seconde. Ce soir-là, selon Lionel Sabater-Bonnot, cet homme "est parti au combat". Affublé de sa tenue de commando noire, cagoulé, masque de tête mort sur le visage, armé jusqu'aux dents avec des répliques plus vraies que nature, mais aussi un sabre japonais et un couteau de 22 cm, eux, bien réels.

Et puis il y a l'acharnement. L'avocat général rappelle que l'accusé a continué de frapper la lingère alors qu'elle était au sol, agonisante. Qu'il "ne lui a laissé aucune chance" puisqu'il est même allé jusqu'à lui prendre son portable pour l'empêcher d'appeler des secours. "Gravité gratuite. Sauvagerie débile. Acte odieux" commis par un homme qui ne présente aucune circonstance atténuante selon le représentant du ministère public. Ni dans son enfance, ni dans sa vie d'adulte, "rien ne permet d'expliquer ce qu'il a fait".

Attentat islamiste?

Ce meurtre a ceci de particulier que dans un premier temps, tout le monde a pensé à une attaque terroriste. Quand le lieutenant-colonel Salvador arrive sur les lieux du crime, il est 22h30. À l'époque, il dirige la compagnie de Castelnau-le-Lez. Très vite, on l'informe que l'agresseur a menacé de tuer les prêtres.

Menace prise très au sérieux au regard du contexte puisqu'en juillet, il y a eu l'attentat de Nice et juste après, l'assassinat du Père Hamel à Saint-Etienne-du-Rouvray. D'ordinaire les forces de l'ordre auraient tout de suite évacué l'Ehpad mais là, c'est plus compliqué. La mobilité des pensionnaire est très réduite et, pour certains, leur état de santé est délicat. La moyenne d'âge est de 89 ans.   

L'hypothèse de l'acte terroriste abandonnée

La pression monte : le préfet se rend sur place, le procureur de la République de Montpellier y est déjà. Depuis Paris, la Direction générale veut absolument savoir : attentat ou pas attentat ? Sur place, les enquêteurs commencent par vérifier si la victime a été égorgée. Ils ne trouvent aucune inscription, ni revendication et ils ne sont pas confrontés à une tuerie de masse. Autant d'infos qui remontent au ministère de l'Intérieur. La pression redescend d'un cran.  

À moins de 100 mètres de là, un homme est témoin de toute cette agitation : Eric Boucher, tapi dans les bois, observe en silence. Ensuite, il va marcher, toute la nuit et quand il arrive chez lui, à Saint-Mathieu-de-Tréviers, il fait jour. Il sera arrêté en fin d'après-midi, dans la rue, sans opposer de résistance.

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