Faits divers – Justice

Trente ans de prison requis contre Eddy Tir pour le meurtre d'un adolescent à Marseille

Par Valentine Letesse, France Bleu Provence et France Bleu mercredi 30 novembre 2016 à 19:19

Eddy Tir, lors de son procès aux assises d'Aix-en-Provence.
Eddy Tir, lors de son procès aux assises d'Aix-en-Provence. © Maxppp - SOLLIER Cyril /PHOTOPQR/LA PROVENCE

L'avocat général a requis ce mercredi 30 ans de réclusion assortie d'une peine de sûreté des deux tiers contre Eddy Tir, un caïd de la cité de La Castellane à Marseille. Le jeune homme de 25 ans est jugé pour le meurtre d'un adolescent aux assises des Bouches-du-Rhône.

Jugé pour le meurtre d'un adolescent avec une kalachnikov en 2011, dans la cité de La Castellane à Marseille, 30 ans de prison assortie d'une peine de sûreté des deux tiers ont été requis contre Eddy Tir. L'avocat général a requis 20 ans de réclusion criminelle contre l'autre accusé du meurtre, Seyni Demba. Les deux hommes se renvoient la responsabilité du crime depuis le début de l'affaire.

"Un verdict sans concession pour condamner la bêtise et la terreur homicide." - Olivier Couvignou, l'avocat général.

L'affaire remonte au 22 décembre 2011 : les deux accusés, la victime et deux amis passent la soirée ensemble dans les bars marseillais pour se réconcilier. L'adolescent tué, a blessé au couteau Eddy Tir, 3 mois plus tôt et entaillé l'arcade sourcilière de Seyni Demba au cutter, quelques jours auparavant. La soirée serait donc, une ruse, un piège pour se venger du garçon de 17 ans selon l'accusation. Puisque lorsque les jeunes rentrent chez eux en voiture, le tueur ou les tueurs, rattrapent la victime devant son immeuble et la mitraille avec une kalachnikov.

L'avocat général lui, ne fait pas de distinction et présente les deux accusés comme "un tandem criminel", évoquant un meurtre prémédité et en bande organisée.

32 condamnations pour Eddy Tir

À 25 ans seulement, Eddy Tir n'est pas un enfant de cœur. Entre 2004 et 2010, le jeune homme est déjà jugé à 32 reprises pour de petits délits. Sa famille est également bien connue de la justice. Les Tir sont au centre des luttes pour le trafic de drogues à Marseille. Plusieurs de ses proches ont été tués dans des règlements de compte. C'est le cas par exemple de son grand père, Saïd Tir sorte de parrain de la cité Font-Vert, assassiné en 2010.

Le verdict de la Cour d'Assises des Bouches du Rhône est attendu ce jeudi.

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