Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Trente-quatre militants de Greenpeace jugés à Valence pour leur intrusion à la centrale nucléaire du Tricastin

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Drôme Ardèche, France Bleu

Ils avaient pénétré sur le site nucléaire de Saint-Paul-Trois-Châteaux, dans la Drôme, en février 2020 pour réclamer la fermeture du site. Trente-quatre militants de Greenpeace étaient jugés ce mardi au palais de justice de Valence. La décision sera rendu le 7 septembre 2021.

Des sympathisants se sont rassemblés devant le palais de justice de Valence en soutien aux militants de Greenpeace, jugés ce mardi matin, suite à leur intrusion sur le site nucléaire de Tricastin.
Des sympathisants se sont rassemblés devant le palais de justice de Valence en soutien aux militants de Greenpeace, jugés ce mardi matin, suite à leur intrusion sur le site nucléaire de Tricastin. © Radio France - Guillaume Farriol

Trente-quatre militants de l'ONG Greenpeace comparaissent ce mardi matin au tribunal correctionnel de Valence, dans la Drôme. Ils sont jugés pour s'être introduits, en février 2020, sur le site de la centrale nucléaire du Tricastin, afin de réclamer sa fermeture. 

Ce mardi matin, avant le début de l'audience, un comité de soutien, réunissant quelques sympathisants, s'est réuni devant le palais de justice. Sur les pancartes on peut lire "40 ans, ça suffit" ou encore "Fermons tricastin, parce qu'elle le vaut bien".

Pour afficher ce contenu Twitter, vous devez accepter les cookies Réseaux Sociaux.

Ces cookies permettent de partager ou réagir directement sur les réseaux sociaux auxquels vous êtes connectés ou d'intégrer du contenu initialement posté sur ces réseaux sociaux. Ils permettent aussi aux réseaux sociaux d'utiliser vos visites sur nos sites et applications à des fins de personnalisation et de ciblage publicitaire.

Gérer mes choix

A l'audience, les 34 prévenus sont entendus un à un. Et ils assument tous leurs actes. "Cette intrusion, c'est tout ce qu'il reste. On a épuisé tous les autres moyens pour se faire entendre", assure Titouan, la vingtaine.  "EDF m'ôte le droit de mettre sereinement un enfant au monde", confie Laura. Etienne, lui revient sur ses 25 années de militantisme contre le nucléaire.

La juge tente de comprendre les circonstances de l'intrusion sur le site nucléaire. "C'était une action collective, répondent les prévenus. Sans leader".

Greenpeace, en tant qu'organisation, est elle aussi poursuivie, pour "incitation". Son directeur l'assure, "Oui, on fournit des moyens logistiques, mais chacun est libre de participer à l'action ou non". Jean-François Julliard parle de "désobéissance civile". 

Une association délinquante - avocat d'EDF

L'avocat d'EDF a ensuite pris la parole pour évoquer une "opération de type quasi militaire". Il a concentré sa plaidoirie sur Greenpeace, qu'il qualifie d'''association délinquante". "EDF sollicite une condamnation de Greenpeace qui soit significative", déclare l'avocat en demandant aussi 500.000 euros de dommages et intérêts. Une peine dissuasive pour éviter que ce type d'opération arrive de nouveau. 

Des réquisitions très clémentes

La grosse surprise de cette audience survient pendant les réquisitions du procureur, particulièrement clémentes. Il demande des amendes pour les militants qui n'ont pas de casier judiciaire, des jour-amendes pour ceux qui ont un casier (tous pour des faits similaires à l'action menée par Greenpeace à Tricastin). "Ce sont des activistes déterminés qui posent des questions sérieuses sur le vieillissement du parc nucléaire", assure le procureur. Il charge également EDF, dont l'image "est déjà écornée par des échecs retentissants." "La justice commence à prendre conscience que les actions de Greenpeace ont une utilité sociale", réagit l'avocat de l'organisation maitre Alexandre Faro. 

La décision est mise en délibéré au 7 septembre 2021.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess