Faits divers – Justice

36 Quai des Orfèvres : garde à vue prolongée pour quatre policiers soupçonnés de viol

France Bleu vendredi 25 avril 2014 à 7:51 Mis à jour le vendredi 25 avril 2014 à 16:30

Le 36 quai des Orfèvres, siège de la Police judiciaire de Paris
Le 36 quai des Orfèvres, siège de la Police judiciaire de Paris © MaxPPP

La garde à vue des quatre policiers soupçonnés d'avoir violé une Canadienne de 34 ans au siège de la police judiciaire parisienne a été prolongée de 24 heures vendredi après-midi par le parquet de Paris. Une agression qui aurait eu lieu dans les locaux de la PJ, le fameux "36 quai des orfèvres", dans la nuit de mardi à mercredi, après une soirée arrosée.

Quatre policiers de la Brigade de recherche et d'intervention (BRI), une division de la Police judiciaire de Paris, sont en garde à vue depuis jeudi soir, selon des sources proches du dossier. Ils sont soupçonnés d'avoir violé une femme dans les locaux de la Police judiciaire parisienne, le fameux "36, Quai des Orfèvres". 

Le parquet de Paris a ouvert une enquête après le dépôt d'une plainte par la victime, une canadienne de 34 ans. Selon elle, les faits ont eu lieu dans la nuit de mardi à mercredi, après une soirée arrosée dans un pub du 5e arrondissement de Paris, situé tout près du siège de la PJ. Elle aurait accepté de suivre les quatre policiers dans les locaux de la BRI, à la célèbre adresse située sur l'île de la Cité. C'est là qu'elle aurait été violée, selon son témoignage.

Des "violations du secret de l'enquête" selon l'avocate

La garde à vue des quatre policiers a été prolongée de 24 heures vendredi après-midi par le parquet de Paris, période à l'issue de laquelle ils pourront être soit libérés soit déférés devant un juge d'instruction. De tels faits sont passibles de la cour d'assises . De son côté, le préfet de police a demandé à l'Inspection générale de la police nationale (la "police des polices") de mener une enquête administrative.

L'avocate de deux des policiers mis en cause n'a pas souhaité commenter les faits, et dénonce des "violations du secret de l'enquête intolérables ". 

En déplacement à Marseille vendredi matin, le ministre de l'Intérieur s'est montré intransigeant. "Si les faits étaient établis" a assuré Bernard Cazeneuve "je prendrai toutes les santions s'imposant, dans ma responsabilité de ministre de l'Intérieur".

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