Faits divers – Justice

Tests ADN au siège de la PJ parisienne, dans l'enquête sur un viol présumé

Par Marina Cabiten, France Bleu jeudi 10 septembre 2015 à 7:45

Le siège de la police judiciaire parisienne
Le siège de la police judiciaire parisienne © Max PPP

Plus d'une centaine d'enquêteurs de la police judiciaire parisienne vont à partir de ce jeudi matin se soumettre à des tests ADN, selon RTL. Le 36 quai des Orfèvres est au cœur d'une enquête sur le viol présumé d'une touriste canadienne, en 2014.

Pendant trois jours à compter de ce jeudi, des dizaines d'enquêteurs de la police judiciaire parisienne vont devoir se soumettre à un test génétique selon RTL. Une opération ordonnée par les juges chargés de l'enquête sur le viol présumé d'une touriste canadienne en 2014, dans lequel des fonctionnaires du 36, quai des Orfèvres pourraient être impliqués. 

Mettre un nom sur une empreinte

Trois brigades sont concernées, selon RTL : la Brigade criminelle, celle des stupéfiants et la BRI, Brigade de recherche et d'intervention. Au total, plus d'une centaine de policiers auraient à passer ce test ADN, dans le but d'identifier une empreinte, une trace de sperme trouvée sur la victime. 

Pas de viol mais une relation consentie, pour les policiers impliqués

Les faits se sont déroulés en avril 2014 dans les murs du prestigieux siège de la PJ parisienne, après une soirée arrosée des membres de la BRI. À l'époque, quatre policiers avaient été placés en garde à vue, dont deux sont aujourd'hui mis en examen pour "viol en réunion", et un troisième sous statut de témoin assisté. Leur ADN ont été trouvés sur les vêtements de la touriste canadienne, mais tous les trois nient le viol et évoquent des relations sexuelles consenties.