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Faits divers – Justice

Quatre ans après l'évasion de Redoine Faïd, la sécurité en question à la prison de Sequedin

lundi 6 mars 2017 à 6:00 Par Cécile Bidault, France Bleu Nord et France Bleu

Alors que s'ouvre ce lundi le procès de Redoine Faïd devant la cour d'assises du Nord, à Douai, qu'en est-il aujourd'hui de la sécurité de la maison d'arrêt de Sequedin, dans la métropole lilloise ? Le braqueur s'en est évadé en utilisant une arme et des explosifs. Des travaux ont eu lieu depuis.

La prison de Sequedin, d'où s'est évadé Redoine Faïd
La prison de Sequedin, d'où s'est évadé Redoine Faïd © Maxppp - La Voix du Nord / François Lo Presti

Sequedin, France

C'est le procès d'une évasion spectaculaire qui s'ouvre ce lundi matin devant la cour d'assises du Nord, à Douai : celui de Redoine Faïd, braqueur médiatique, qui s'est fait la belle un matin d'avril 2013. Une évasion en 24 minutes chrono. Au parloir, Redoine Faïd sort d'un sac une arme et des explosifs : il prend quatre surveillants en otage, et fait sauter quatre portes. L'enquête n'a pour l'instant pas permis de déterminer comment le braqueur, détenu particulièrement surveillé, a pu se procurer cette arme et ces explosifs au sein de la prison de Sequedin.

Le mur d'enceinte de la prison de Sequedin, après son explosion - Maxppp
Le mur d'enceinte de la prison de Sequedin, après son explosion © Maxppp - La Voix du Nord / Philippe Huguen

850 000 euros de travaux

Après cette évasion, 850 000 euros de travaux ont été engagés pour sécuriser les parloirs. Des portes ont été électrisées. Un portique à ondes millimétrique, qui permet de détecter visuellement d'éventuels objets cachés, était annoncé. Mais selon Benoît Normand, délégué lillois du syndicat pénitentiaire UFAP UNSA Justice, "on attend toujours". "Pour moi, ce n'est pas plus sûr qu'avant", estime-t-il. "Si un détenu veut s'échapper avec des explosifs, il a deux portes de plus à faire sauter, c'est tout". Le délégué regrette que les fouilles des détenus ne soient plus systématiques après les parloirs. "On nous met en danger", s'alarme-t-il.

On nous met en danger

Benoit Normand explique aussi que son syndicat alerte, depuis deux ans déjà, l'administration pénitentiaire sur l'utilisation des drones, des engins volants qui peuvent transporter et déposer des objets dans la cour de promenade. "Ce n'est pas de la science-fiction, c'est la réalité, encore dimanche, il y a une semaine, un drone a survolé tranquillement la maison d'arrêt, est descendu, et a livré tranquillement un colis". A l'intérieur selon lui, un téléphone portable et de l'argent. "Demain, n'importe qui peut se faire livrer une arme en cour de promenade, après, un détenu dangereux fera ce qu'il a à faire avec", conclue-t-il.

L'interview de Benoit Normand à écouter et podcaster ICI.