Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

4 et 5 ans de prison ferme pour les deux braqueurs de la pharmacie du Mortard à Lure

vendredi 13 juillet 2018 à 22:12 Par Jean-François Fernandez, France Bleu Belfort-Montbéliard et France Bleu Besançon

Les deux auteurs du braquage d'une pharmacie dans le quartier du Mortard à Lure le 29 mai 2018 ont été condamnés à des peines de 4 et 5 ans de prison ferme. En fin de journée, sous la menace d'une arme ils s'étaient fait remettre la somme de 950 euros en liquide avant de prendre la fuite à vélo.

Pharmacie du Mortard à Lure.
Pharmacie du Mortard à Lure. © Radio France - Jean-Francois Fernandeze

Lure, France

A la barre devant le tribunal correctionnel de Vesoul ce vendredi 13, c'est une véritable histoire de pieds nickelés que nous proposent deux prévenus. L'affaire prêterait presque à sourire s'il n'y avait eu quatre victimes qui se sont retrouvées menacées par une arme à feu de calibre 9mm.

Ils risquent 10 ans de réclusion criminelle pour 950 euros !

Le 29 mai 2018, quelques minutes avant la fermeture de la pharmacie dans ce quartier populaire de Lure, le quartier du Mortard, le pharmacien et trois préparatrices voient arriver deux hommes armés d'une arme de poing, ils portent des vêtements sombres, des gants et des casques de moto. Les deux hommes de 28  et 40 ans qui seront arrêtés début juin se font remettre le contenu de la caisse, soir 950 euros. Ils repartent à pied, des habitants témoigneront plus tard avoir vu passer deux hommes sur des vélos qui portaient des casques de moto. La gendarmerie ne tarde pas à identifier les deux hommes, notamment grâce à leurs casques de moto, des casques noirs avec des bandes à damier orange. 

Pharmacie du Mortard à Lure. - Radio France
Pharmacie du Mortard à Lure. © Radio France - Jean-Francois Fernandeze

Des excuses et alibis ubuesques.

Le plus âgé des deux hommes reconnait immédiatement les faits. Il avoue être consommateur d'héroïne et boire de l'alcool. 

Le second en revanche, âgé de 28 ans nie avoir participé

  • Dans la pharmacie les enquêteurs retrouvent deux douilles de 9 millimètres, lors de la perquisition à son domicile on retrouve un 9 mm qui utilise les mêmes balles. En présentant différentes photos d'armes, les quatre victimes identifient la même arme. Le prévenu explique qu'il avait vendu son arme à un SDF, mais comme ce dernier n'avait plus assez d'argent pour payer, il a demandé qu'il lui rende, et comme par hasard il récupère l'arme après le braquage. 
  • Les deux hommes ont pris la fuite à pied, puis à vélo. L'homme en question est réputé pour se déplacer à Lure à vélo. Devant les gendarmes et à la barre il explique qu'il s'est fait voler son vélo juste avant le braquage, et l'a retrouvé quelques jours plus tard.
  • Les enquêteurs retrouvent au domicile de sa soeur un sac de sport avec des vêtements qui correspondent à ceux sur la vidéo surveillance et un casque de moto identique. Le sac, il l'a apporté pour faire laver son lige car sa machine à laver est en panne, quand au casque, c'est l'ami à qui il a vendu l'arme qui lui a remis ce sac en lui disant "tu peux jeter le casque", mais comme il est passionné de moto il l'a gardé.
  • Les employés de la pharmacie expliquent que les hommes semblaient bien connaitre les lieux. L'homme en question est un client fidèle qui vient toutes les semaines chercher sa méthadone. Pour se disculper il explique devant le tribunal que s'il avait voulu braquer la pharmacie il serait venu de nuit cambrioler, il ne réalise même pas ce qu'il vient d'avouer. 

La procureure lui dit "il faut arrêter de nous prendre pour des imbéciles" et requière une peine plus lourde en raison de son attitude. Pour la procureure, même s'il s'agissait d'un pistolet d'alarme avec des balles à blanc, les victimes ne le savaient pas, elles ont été réellement menacées par une arme.

Le tribunal suit à lettre les réquisitions : 4 et 5 ans de prison ferme, en ajoutant une interdiction de détenir une arme pour pour 5 ans pour les deux hommes, ainsi qu'une interdiction de séjour pour une durée de 5 ans à Lure pour les deux hommes.

Le plus jeune des deux hommes a annoncé son intention de faire appel de ce jugement. Ils ont été maintenus en détention.