Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

Quatre mois de prison avec sursis pour le gilet jaune qui avait promis la guillotine au député Christophe Lejeune

Un Haut-Saônois de 51 ans a été condamné ce jeudi matin à quatre mois de prison avec sursis. Le 20 décembre à Vesoul ce gilet jaune avait promis la guillotine au député LREM de Haute-Saône Christophe Lejeune. Ce dernier avait porté plainte.

Pour le procureur de la République à Vesoul Emmanuel Dupic, le mot "guillotine !" lancé à deux reprises est un véritable appel à la haine et au meurtre.
Pour le procureur de la République à Vesoul Emmanuel Dupic, le mot "guillotine !" lancé à deux reprises est un véritable appel à la haine et au meurtre. © Radio France - Dimitri Imbert

Vesoul, France

"Nous ne sommes plus en 1789." Placé en garde à vue mercredi après-midi,  le gilet jaune qui avait menacé de mort le 20 décembre le député LREM de Haute-Saône Christophe Lejeune devant la préfecture de Vesoul a été condamné ce jeudi matin à quatre mois de prison avec sursis dans le cadre de la procédure du plaider coupable.

Guillotine !, c'est un appel à la haine et au meurtre" - Emmanuel Dupic

Avec cette peine, le procureur de la République de Vesoul Emmanuel Dupic a voulu condamner un véritable appel à la haine et au meurtre et faire passer un message de fermeté : "Avec ce mot "guillotine !" lancé à deux reprises, on dépasse le simple cadre de la manifestation" explique le magistrat qui a malgré tout voulu une réponse proportionnée envers ce gilet jaune de 51 ans.  

Déjà condamné à deux reprises pour menaces de mort

L'homme, un ouvrier habitant la région de Lure, a reconnu les faits et dit regretter ses propos. Il avait déjà été condamné à deux reprises pour des menaces de mort. 

Il risquait jusqu'à cinq ans de prison ferme et 75.000 euros d'amende pour "menaces contre un élu de la Nation". Mais dans un climat social très tendu, qui l'inquiète, Emmanuel Dupic a préféré jouer la carte de l'apaisement.