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Faits divers – Justice

Quatre mois de prison avec sursis requis contre le "shérif" de Wissous armé d'un katana

jeudi 11 octobre 2018 à 0:50 Par Valentin Dunate, France Bleu Paris et France Bleu

Le parquet d'Evry (Essonne) a requis 4 mois de prison avec sursis contre Richard Trinquier, le maire (Debout la France) de Wissous jugé pour avoir menacé des gens du voyage avec un katana et un revolver à la ceinture. La décision sera rendue le 21 novembre.

Capture d'une vidéo prise par un des membres des gens du voyage le 08.04.18
Capture d'une vidéo prise par un des membres des gens du voyage le 08.04.18 - VD

Évry, France

Le 8 avril dernier, le maire de Wissous (Essonne) a menacé des gens des voyages (qui s’étaient installés sur le parking d’une crèche de sa commune) avec un katana qu’il a brandi et avec lequel il a fait des moulinets. Richard Trinquier explique avoir agi "par urgence" estimant qu’il était "de son devoir d’intervenir". "Je représente la nation, j’ai pris cet engagement et je suis dans mes fonctions". Le procureur de la République lui rappelle qu’un maire "n’est pas habilité à intervenir en flagrance". Un maire, précise le Procureur "a en effet la qualité d’OPJ mais pas l’habilitation". Il a donc requis 4 mois de prisons avec sursis à son encontre.

Une plaque de shérif  

Selon les termes de M. Cabut, Procureur d'Evry, "M. Trinquier a donné à la fonction de maire, un côté pitrerie et guignolesque, qui donne un côté un peu Kill Bill, en plus, avec une plaque de shérif". Sur ce point, les policiers qui sont intervenus ce jour là ont en effet constaté une plaque en forme de shérif sur la veste du maire où il était écrit : "Maire, OPJ". Il dira à ces deux policiers qu’"avec ces gens là, c’est comme ça qu’il faut faire !". Le tribunal de son côté, lui signifie qu’on "imagine mal la maire de Paris se balader avec un sabre dans la capitale"

Le maire explique avoir agit à cause de la défaillance de l'Etat   

"Ça peut vous paraître inhabituel pour un maire de sortir un katana car il faut une formation mais moi je l’ai eu la formation après mon passage chez les parachutistes". A ce sujet, le Procureur lui rappelle qu’"un maire n’est pas un ancien para, même si vous avez peut être la nostalgie de cette période passée chez les para".Richard Trinquier dit avoir agit à la place de la police nationale qui n’a pas voulu se déplacer. Face aux installations illégales de gens du voyage explique M. Trinquier, "l’action du Préfet,c’est le néant et on laisse les maires agir seul". Malgré ces déclaration, il a été établi que la BAC s’est tout de même rendu sur place ce dimanche avant l’intervention du maire.

Alcool et Glock 45   

Ce jour là, M Trinquier explique avoir bu un apéritif et deux verres de vin. Appelé par son adjoint, il a donc décider d’exclure cette communauté de gens du voyage. Plusieurs membres de cette communauté ont décrit des cris, des pleurs, nombre d’entre eux ont été effrayés par le comportement du maire. Les policiers qui ont interpellé le maire de cette commune de l’Essonne ont également constaté la présence d’un pistolet, Glock 45 qu’il avait à la ceinture. Le maire explique pour sa part que son arme était sous le siège de sa voiture.  

Menacé par 6 hommes dont un avec un fusil à pompe    

Richard Trinquier explique à la barre avoir été menacé par un homme qui le visait avec un fusil à pompe. Il évoque également la présence de six personnes armées. Selon l'enquête, seul un homme a sorti une arme. Le procureur a également requis 4 mois de prison avec sursis pour un des membres de la communauté du voyage qui a sorti un fusil de chasse, cassé (qui n’était pas enclenché).