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500 à 600 personnes dans les rues de Tours ce 30 juin pour défendre le système de santé

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Par , France Bleu Touraine

Deux semaines après la précédente journée nationale d'action pour la défense du système de soins durant laquelle près de 3.000 personnes avaient manifesté à Tours, une nouvelle manifestation s'est déroulée ce mardi. Elle a rassemblé 500 à 600 membres du personnel soignant ou usagers.

Photo d'illustration
Photo d'illustration © Radio France - ©Christophe Morin/IP3 PRESS/MAXPPP

De 500 à 600 personnes ont défilé le 30 juin après-midi dans les rues de Tours pour demander plus de moyens pour les hôpitaux. C'était la deuxième journée nationale d'action en quinze jours et une autre est déjà prévue le 14 juillet. L'objectif, évidemment, est de peser sur le Ségur de la Santé, ces négociations qui se déroulent depuis plusieurs semaines à Paris et qui s'achèvent vendredi. 

Même si le gouvernement a déjà annoncé le déblocage de plus de 6 milliards d'euros, le compte n'y est toujours pas, selon les manifestants, parmi lesquels Sébastien, aide-soignant de nuit au CHRU de Tours : "Il n'y a rien de concret qui sort. _Il y a quelques six milliards de balancés mais c'est largement insuffisant par rapport à ce qu'ils veulent faire_. On ne sait pas qui va être augmenté, ni de combien. De plus, ces six milliards d'euros du public vont aussi financer le privé lucratif, ce qui n'est pas normal. Ils ne parlent pas de l'arrêt des fermetures d'hôpitaux ou de lits, et ils n'évoquent pas non plus les embauches, alors qu'on a besoin de nouveaux collègues".

"Il ne faut pas dire que l'hôpital a tenu pendant le Covid. L'hôpital n'a pas tenu, il a fait ce qu'il a pu". Une infirmière retraitée

Olga est infirmière à Chinon. Elle s'inquiète de la représentativité réelle des gens qui participent au Ségur de la Santé : "Nos métiers de soignants sont sous-représentés. _Hormis l'Ordre National Infirmier, les instances représentatives qui participent à ces négociations sont des administratifs_, un peu loin de nos attentes du terrain qui sont celles d'une refonde complète du système de santé".

Encore beaucoup d'usagers venus soutenir les soignants

Parmi les manifestants, il y avait encore beaucoup de gens venus là par solidarité, qu'ils soient simple usagers ou retraitée du secteur médical, comme Marie-Dominique. Cette infirmière est retraitée depuis 5 ans : "_Il faut évidemment mieux rémunérer le personnel, c'est clair, mais ça ne suffira pas pour faire un service public de qualité. Il faut absolument qu'ils rouvrent des lits_. L'hôpital, face au Covid, a été obligé d'abandonner des gens sur le bord de la route. On a des amis avec des maladies chroniques qui ont été délaissés, qui n'arrivaient plus à joindre les services qui devaient les suivre et qui se retrouvent dans des états catastrophiques. Il y a eu des retards dans des diagnostics de cancers, des greffes de rein annulées, c'est une catastrophe".

Les négociations prennent fin vendredi. Le chef de l'Etat pourrait lui-même annoncer ses arbitrages la semaine prochaine, en particulier sur les très attendues hausses de salaires.

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