Faits divers – Justice

Cinq religieuses marseillaises relaxées dans une affaire d'escroquerie

Par Priscilla Reig et Anne Jocteur Monrozier, France Bleu Provence et France Bleu mercredi 14 octobre 2015 à 13:31 Mis à jour le mercredi 14 octobre 2015 à 13:42

Religieuse dominicaine (illustration)
Religieuse dominicaine (illustration) © Maxppp

Soupçonnées d'escroquerie dans la vente des locaux de l'établissement scolaire Saint-Thomas-d’Aquin, cinq Dominicaines ont été relaxées mercredi matin par le tribunal correctionnel de Marseille.

Cinq religieuses marseillaises de la congrégation des Dominicaines du Saint-Nom de Jésus comparaissaient ce mercredi matin devant le tribunal correctionnel de Marseille.

Propriétaires d'une école en difficultés financières, le cours Saint-Thomas-d’Aquin en centre-ville de Marseille, ces bonnes sœurs avaient voulu vendre les locaux sans en référer à leur copropriétaire, l’Association d’enseignement libre et d’éducation (AELE).

Une opération pas très catholique

En août 2012, les religieuses avaient signé un compromis de vente pour 3,9 millions d'euros au bénéfice d’un promoteur immobilier et l'école avait fermé ses portes.

Mais l’AELE s’estimait lésée par les bonne sœurs, suspectées d’avoir forcé la vente au promoteur, qui entend construire sur le terrain de cet ancien établissement scolaire quelque 51 logements de standing.

« Nous ne sommes pas très douées, ce n’est pas notre vocation première de s’occuper d’affaires » avaient déclaré les "saintes femmes" à l'audience en septembre dernier. En prononçant une relaxe générale, la justice ne leur en a donc pas tenu rigueur.

Bastide classée, école et lieu d'expo

Le lieu, inscrit à l’inventaire des monuments historiques, grâce à la présence sur place d'une bastide du XVIIe siècle qui fut la propriété du sculpteur et architecte Pierre Puget, a déjà fait la "une" lors de sa fermeture en 2012, puis l'été dernier pour... une exposition d'art éphémère.

Une quarantaine d'artistes ont investi pendant plusieurs mois les bâtiments vétustes pour proposer, jusqu'au 10 octobre dernier, une performance collective autour de l'école. L'exposition "Aux Tableaux" a attiré quelque 40 000 visiteurs en quatre mois.

Exposition "Aux Tableaux". Cour de l'ancienne école Saint-Thomas d'Aquin - Radio France
Exposition "Aux Tableaux". Cour de l'ancienne école Saint-Thomas d'Aquin © Radio France - Anne Jocteur Monrozier