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Faits divers – Justice

6 mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amende requis à l’encontre de Bernard Giudicelli

mardi 30 janvier 2018 à 20:29 Par Hélène Battini et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

L'actuel président de la Fédération Française de Tennis comparaissait devant le tribunal correctionnel de Bastia ce mardi pour favoritisme dans la construction d'un centre territorial de tennis inauguré en 2013 à Lucciana alors qu’il présidait la ligue corse.

6 mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amende ont été requis à l’encontre de Bernard Giudicelli pour favoritisme ce mardi
6 mois de prison avec sursis et 5000 euros d’amende ont été requis à l’encontre de Bernard Giudicelli pour favoritisme ce mardi © Maxppp - maxppp

Corse, France

L’affaire se dégonfle 

Il est reproché à Bernard Giudicelli un défaut de publicité qui n'aurait pas permis à toutes les entreprises de se porter candidates. L’actuel président de la FFT explique pour sa défense qu'il s'agissait d'un marché privé qui n'était pas soumis au code des marchés publics. Ce que conteste l'accusation puisque, affirme-t-elle, la participation de la Collectivité Territoriale de Corse (1,4 million d’euros) a été supérieur à 50 %.

Paul Navari, maître d'œuvre et architecte, comparait également pour les mêmes faits, une peine identique a été requise à son encontre. 

La plainte a été déposée par la SARL Bastia Charpentes Armature, partie civile, qui s'estime lésée dans cette affaire. Bernard Giudicelli encourt jusqu'à 2 ans de prison et 200.000 € d'amende même si ce mardi soir les réquisitions du procureur de la République de Bastia sont largement en deçà.

Les plaidoiries de la défense ont tenté, elles, de remettre au cœur du débat les questions de droit public et défendre l’absence de favoritisme, ou encore de mission de service public dans ce dossier. Bernard Giudicelli, lui, se défend " la seule chose que j’ai favorisé c’est le tennis ! " 

Le président de la FFT a pris la parole en dernier, il s'est dit "écœuré d’avoir donné 30 ans de sa vie au tennis et de s’être tant battu pour donner deux courts couverts au tennis corse et entendre parler de prison". Il a rappelé qu’il n’était pas en charge d’une mission de service public.
Le délibéré sera rendu le 28 mars.