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Faits divers - Justice

Six mois de prison avec sursis pour avoir menacé le couple Macron dans une vidéo sur Facebook

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Hérault, France Bleu

Un abonné de Facebook était poursuivi ce lundi à Béziers pour avoir menacé Emmanuel Macron dans une vidéo dans laquelle il appellait à la haine "Nous aussi on est armé, on a des chiens. Il va falloir que tu caches Brigitte car nous allons envahir les Champs-Élysées."

Le palais de justice de Béziers
Le palais de justice de Béziers © Radio France - Gaëlle Schüller

Béziers, France

Un Biterrois était poursuivi ce lundi 30 septembre devant le tribunal correctionnel de Béziers (Hérault) pour avoir proféré des menaces à l'encontre du couple Macron. Cet homme de 34 ans avait été interpellé le 11 janvier dernier au plus fort de la crise des gilets jaunes pour avoir posté sur Facebook une vidéo assez virulente d'une quinzaine de minutes enregistrée dans sa voiture.

Dans la vidéo, il s’en prenait au président de la République et à sa femme. Il se réjouit aussi des blessures infligées aux policiers par les gilets jaunes. La police nationale de Béziers était intervenue après une dénonciation anonyme.

Dans cette vidéo, vue par plus de 70.000 abonnés Facebook, le prévenu invitait les gens du voyage à envahir les Champs-Élysées. "Macron, il va falloir que tu caches Brigitte disait-il. Nous aussi, on a des chiens et on est armé."

Pour le parquet, il voulait réussir la manif du siècle

À la barre, ce bipolaire reconnait qu’il est allé trop loin dans ses propos et qu'il a agi sur le coup de la colère."Certainement de la démence. Impossible de vivre avec les 1000 euros que je gagne par mois. Je l'ai fait pour mes enfants." 

"Vous appeliez tout de même le public à un attroupement armé pour en découdre une dernière fois, et à entrer dans l'Élysée. Vos difficultés ne justifient pas autant de menaces. (la présidente du tribunal Claire Ougier)

Deux jours après sa garde à vue en janvier dernier, ce Biterrois est allé encore plus loin dans ses propos. Malgré les avertissements, il fait une deuxième vidéo. Cette fois, il menace l'officier de police judiciaire qui lui a confisqué son téléphone."Si tu ne me le rends pas, nous allons mettre le feu à Béziers."

L'intéressé parle d'absence de démocratie en France. "Cette crise, nous la subissons tous." La présidente du tribunal Claire Ougier se refuse à lui donner une nouvelle tribune."Ce n'est pas le lieu". Elle lui demande d'aller s'asseoir. "Vous n'avez plus la parole". Ce qu’il fera.

Pour Matthieu Colomar le substitut du procureur de la République de Béziers, le prévenu a voulu créer le buzz, mais avec beaucoup de médiocrité. 

"Vous pensiez avoir un sentiment de toute puissance mais vos interventions ont manqué de formule et de rhétorique. Vous manquez de respect envers la communauté des gens du voyage. Vous espériez qu’ils viennent mettre le feu à Béziers, mais quelle image voulez-vous donner de cette communauté ? Votre attitude est déplorable."

Son avocate, Solène Mangin, n'a pas la même analyse. L'attitude de son client n’est pas de la provocation pour elle, juste de la diffamation en pleine période de crise des gilets jaunes. 

"Cette vidéo postée sur Facebook était réservée initialement à un groupe restreint" dit son avocate Solène Mangin

Le tribunal va au-delà du réquisitoire du parquet qui réclamait trois mois de prison avec sursis. L'homme écope de six mois de prison avec sursis, une interdiction de posséder une arme pendant cinq ans et la confiscation de son téléphone portable.

Une version antérieure de cet article faisait mention d'une condamnation du prévenu pour viol, ce qui est faux. Nous lui présentons nos excuses ainsi qu'à sa famille. 

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