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Six mois de prison requis contre deux militants marseillais du Bastion social

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Le parquet général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a requis ce mercredi 26 septembre la confirmation de la condamnation à six mois de prison de deux militants marseillais du groupuscule d'extrême-droite Bastion social, pour des violences commises sur un gendarme et un de ses amis antillais.

6 mois de prison requis contre deux militants du Bastion Social 6 mois de prison requis contre deux militants du Bastion Social
6 mois de prison requis contre deux militants du Bastion Social © Maxppp - FRANZ CHAVAROCHE

Le parquet général de la cour d'appel d'Aix-en-Provence a requis ce mercredi 26 septembre six mois de prison pour les deux militants marseillais du Bastion social. Condamnés le 27 juin pour des violences commises en réunion sur un gendarme et un de ses amis antillais, ils ont comparu détenus. Seul le parquet avait fait appel afin de voir retenue la circonstance aggravante du caractère raciste des violences exercées, écartée par le tribunal correctionnel de Marseille. 

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Les faits s'étaient déroulés le 27 avril devant une gendarmerie marseillaise. Les victimes rentraient d'une soirée de retrouvailles lorsqu'elles étaient tombées sur un groupe de sept colleurs d'affiches.  Porteur de dreadlocks, un jeune Guadeloupéen s'était dirigé vers eux pour demander du feu.  "Alors là, tu es tombé sur la mauvaise personne", lui rétorquait un militant du Bastion social tandis qu'un autre lançait au militaire: "Tu es gendarme et tu traînes avec ça", en désignant son ami. Les deux hommes avaient été roués de coups de poing et de pied.   

Dans son réquisitoire, l'avocate générale a demandé mercredi à la cour de retenir la circonstance aggravante du caractère raciste de ces violences commises à l'encontre de la victime guadeloupéenne, "au regard de l'appartenance [des prévenus] à une idéologie qui prône la préférence nationale".  L'un des prévenus, un magasinier cariste de 26 ans, a contesté avoir porté le moindre coup. "J'assume un coup donné en réponse à un coup porté par le gendarme", a reconnu de son côté le fondateur de la section marseillaise du Bastion social, 22 ans.  "On veut en faire deux odieux racistes", s'est insurgé leur avocat Julien Pinelli. Selon l'avocat l'expression "tu traînes avec ça" ne concernait pas la couleur de peau de la victime mais l'état d'ébriété des deux victimes.  Les deux prévenus ont assuré à la cour avoir "pris leurs distances" avec le Bastion social. 

La décision sera rendue le 1er octobre.  Né à Lyon au printemps 2017, le Bastion social, fondé par des membres du Groupe Union Défense (GUD), syndicat étudiant d'extrême droite, a ouvert en septembre un local à Aix-en-Provence puis six mois plus tard dans le centre de Marseille. Le groupuscule assure offrir son aide aux plus démunis, mais français seulement. 

Avec AFP

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