Faits divers – Justice

68 euros d'amende pour une pause pipi au bord de la route à Génolhac

Par Hervé Sallafranque, France Bleu Gard Lozère lundi 13 novembre 2017 à 18:54 Mis à jour le jeudi 16 novembre 2017 à 13:54

Evitez les arrêts pipi en pleine nature. Utilisez les toilettes publiques. Sinon vous risquez une amende
Evitez les arrêts pipi en pleine nature. Utilisez les toilettes publiques. Sinon vous risquez une amende © Maxppp - Fabrissa Delaville

Une famille de la région nîmoise s'était garée sur un parking à la sortie du village de Génolhac (Gard). Le fils, Alexandre, âgé de 20 ans, a voulu soulager une envie pressante. Mal lui en a pris.

Une amende de 68 euros pour une pause pipi au bord de la route. C'est la mésaventure qu'a connue une famille de la région nîmoise dans les Cévennes près de Génolhac (Gard). Alexandre, le fils, âgé de 20 ans, a voulu soulager un besoin naturel sur un parking en pleine nature ; en dehors du village et les gendarmes l'ont verbalisé.

Au début, la famille, originaire de Bezouce, a cru à une blague, mais une semaine plus tard, le PV est bien arrivé dans leur boite aux lettres.

Une histoire peu banale que la maman, Maryse raconte avec humour, même si elle est un peu agacée par tant de zèle des gendarmes : "Ça fait cher la pause pipi, mais comment faire ? Il n'y a pas de toilettes à cet endroit. Il y en a dans le village, mais quand vous êtes sur la route, vous n'allez pas vous rendre jusque là-bas juste pour ça.

Et quand vous voyez ce qui se passe à la feria de Nîmes où les gens urinent n'importe où au milieu de la ville, il y a quand même une aberration quelque part non ?"

Maryse sait qu'il est interdit d'uriner sur la voie publique, mais, en l'occurrence, elle assure que la scène ne se déroulait pas au milieu des habitations, mais dans un endroit à l'abri des regards. Elle a bien essayé de contester la contravention, mais sa requête vient d'être rejetée. Et si elle ne paye pas l'amende rapidement, elle risque une majoration

La version de la gendarmerie est évidemment différente. Le patron des gendarmes du Gard, le colonel Stéphane Lacroix, que nous avions contacté le jour de la parution de l'article, nous à livré ce jeudi midi sa version de l'histoire, après avoir fait le point avec ses troupes : " Une patrouille de la brigade de Génolhac effectuait une opération de contrôle. Une voiture s'est arrêtée à une dizaine de mètres du véhicule de gendarmerie et un jeune homme est sorti pour satisfaire un besoin naturel. Il s'est effectivement placé dos à la route, mais sans prendre le soin de s'éloigner vraiment de la voiture de gendarmerie. Lorsqu'il est revenu, l''un des gendarmes lui a fait observer qu'il était interdit de se soulager ainsi et que, par ailleurs, il y avait des toilettes dans le village, à quelques centaines de mètres de là. Plutôt que de faire amende honorable, l'automobiliste a pris la remarque sur un ton ironique, limite irrespectueux". Pas au point d'être verbalisé pour outrage à agent, mais suffisamment pour amener les gendarmes à lui dresser une procès verbal pour cette pause pipi intempestive.

Après avoir fait couler un peu d'urine, cette histoire, reprise par plusieurs de nos confrères, aura décidément fait couler beaucoup d'encre.