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Faits divers – Justice

Sept adolescents mis en examen après les violences au lycée de Tremblay-en-France

vendredi 28 octobre 2016 à 9:22 Par Rémi Brancato, France Bleu Paris et France Bleu

Sept jeunes mineurs ont été mis en examen et l'un d'eux placé en détention, soupçonnés d'avoir participé aux violences survenues le 17 octobre dernier au lycée Hélène Boucher de Tremblay-en-France, en Seine-Saint-Denis. Des cocktails Molotov avaient été lancées et la proviseure avait été frappée.

Le lycée Hélène Boucher de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis)
Le lycée Hélène Boucher de Tremblay-en-France (Seine-Saint-Denis) © Maxppp - Helene Haus (PHOTOPQR/LE PARISIEN)

Tremblay-en-France, France

Sept mineurs, des adolescents âgés de 15 à 17 ans, ont été mis en examen, dans la nuit de jeudi à vendredi, après leur présentation à un juge d'instruction au tribunal de Bobigny en Seine-Saint-Denis. Tous sont soupçonnés d'avoir participé aux violences du 17 octobre dernier devant le lycée Hélène Boucher de Tremblay-en-France. La proviseure du lycée avait reçu un coup de pied en tentant de s'interposer. Des cocktails Molotov avaient été jetés sur la façade de l'établissement.

Un adolescent placé en détention, les six autres sous contrôle judiciaire

Sur les sept adolescents, tous mineurs, et arrêtés mardi matin dans plusieurs villes de banlieue parisienne, six ont été placés sous contrôle judiciaire, le dernier a, lui, été placé en détention provisoire. Tous sont mis en examen pour "participation avec arme à un attroupement, violences avec ITT (interruption totale de travail) de plus de 8 jours sur personne chargée de mission de service public dans un établissement d'éducation et violences avec arme sans ITT". Pour 5 d'entre eux, l'infraction de "dégradation par moyen dangereux pour les personnes" a également été retenue.

Durant leur garde à vue, les adolescents ont nié avoir participé aux violences. Ils ont expliqué avoir "participé à un blocus du lycée qui a dégénéré". Pourtant, la plupart d'entre eux ont été identifiés au moyen d'images de "caméras de vidéosurveillance" selon une source proche de l'enquête. Selon cette même source, l'ADN de l'un d'eux a également été retrouvé sur l'un des cocktails Molotov jeté sur l'établissement.

Un mot d'ordre de rassemblement relayé sur Snapchat

Même s'ils n'ont pas livré d'explications, l'attaque du lycée semblait bien préparée. D’autres cocktails Molotov ont notamment été retrouvés dans les immeubles des rues aux abords du lycée et certains adolescents avaient prévu une tenue de rechange, pour ne pas être reconnus. Un appel au rassemblement avait aussi circulé sur le réseau social Snapchat. L'auteur de ce message n'a pas été identifié. Deux autres jeunes interpellés mardi, un mineur et un majeur, ont été relâchés faute de preuves les concernant.

Les violences au lycée Hélène Boucher avaient suscitées de nombreuses réactions politiques. Dans un communiqué, le ministre de l'Intérieur Bernard Cazeneuve a "félicité" mardi, après les interpellations, les policiers de la sûreté de Seine-Saint-Denis pour leur travail, et "rappelle la détermination du gouvernement à ce que la justice passe systématiquement à l'encontre de tous les auteurs d'actes de violences".