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75 ans après la rafle du Vieux-Port à Marseille, huit personnes portent plainte contre "X" pour crime contre l'humanité

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Par , France Bleu Provence, France Bleu

Huit plaintes contre X ont été déposées pour crime contre l'humanité, par quatre survivants et quatre descendants de victimes de la rafle du Vieux-Port à Marseille, les 22 et 24 janvier 1943.

La rafle du Vieux-port de Marseille, le 22 et 24 janvier 1943
La rafle du Vieux-port de Marseille, le 22 et 24 janvier 1943 - Archives fédérales Allemandes

Quatre survivants et quatre descendants de victimes de la rafle du Vieux-Port de Marseille portent plainte contre "X" pour crime contre l'humanité, 75 ans après les faits. Ils espèrent trouver des responsables qui ont participé à l'opération "Sultan", organisée les 22 et 24 janvier 1943. Elle avait entraîné l'évacuation de 20.000 personnes sur l'ordre des nazis et la destruction de 1.500 immeubles à la dynamite sur 14 hectares. Près de 800 Juifs avaient été ensuite envoyés à la mort dans des camps d'extermination nazis. 

Il est tout a fait envisageable que des personnes responsables, qui ont imaginé ce plan et ce crime, soient encore vivantes."

"Pour preuve, actuellement se juge en Allemagne le procès d'un ancien nazi de 94 ans. J'ai l'impression que les autorité allemandes seraient susceptibles de participer, dans le cadre d'une entraide judiciaire internationale, à la découverte de possibles survivants, responsables et complices", explique Pascal Luongo, avocat à Marseille, dont le grand-père fait partie des victimes. 

Une rafle méconnue 

Cette série de rafles peu connue est restée gravé dans la mémoire des Marseillais. "On n'en parle jamais de cette rafle, tandis qu'on parle beaucoup de la rafle du Vél d'Hiv à Paris", s'exclame Josette Lombardi, une Marseillaise déportée et rescapée. A l'époque, elle habitait rue des Bagnières avec sa famille et elle n'a pas oublié ce jour de janvier 1943 où l'on est venu la chercher, elle et ses proches. 

"J'ai senti qu'on relevait le drap, j'ai vu les casquettes des officiers allemands, ils comptaient toutes les personnes qu'il y avait dans la maison. On était encerclés par les Allemands et les gardes mobiles français, on nous a emmené dans un camp à Puget-sur-Argens. On nous a gardé 12 jours. Plus de maisons, plus de papa, plus rien. Ils ont fait sauté les maisons", raconte-t-elle.

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