Faits divers – Justice

Huit kilos de résine de cannabis saisis dans le quartier de la Brégère à Limoges

Par Henrique Vieira Campos et Jérôme Ostermann, France Bleu Limousin jeudi 21 janvier 2016 à 10:59

La drogue était dissimulée dans les parties communes du 14 rue Farman à Limoges
La drogue était dissimulée dans les parties communes du 14 rue Farman à Limoges © Radio France - Jérôme Ostermann

L'année débute bien pour les policiers du service des stupéfiants du commissariat de Limoges. Ils ont mis la main en début de semaine sur huit kilos de résine de cannabis. Un homme a aussi été arrêté. Il a été placé en détention provisoire, en attendant son procès.

Tout est parti d'un renseignement anonyme. Quelqu’un a fait savoir aux enquêteurs du service des stupéfiants, qu'un certain Aziz, un algérien de 30 ans, détiendrait de fortes quantités de résine de cannabis. Les policiers de la sureté départementale de la haute Vienne ouvrent une enquête le 04 janvier. Le suspect, déjà connu de la police pour violence, usage de stupéfiants, et séjour irrégulier est rapidement identifié. Très vite, les enquêteurs ont la certitude qu'il dissimule bien de la drogue, soit dans un immeuble de Beaubreil, soit dans un immeuble de la Brégère.

15 jours de planque avant de mettre la main sur la drogue et le trafiquant présumé

Ils mettent en place un dispositif de surveillance. La planque dure 15 jours. Une attente payante. Mardi, ils repèrent un des véhicules utilisé par le suspect et le reconnaisse formellement lorsqu'il monte dans un immeuble situé au 14 rue Farman. Il est arrêté quand il repart. Commence alors les fouilles et les perquisitions. Avec l'aide d'un chien spécialisé, les enquêteurs tombent, dans les parties communes, sur un peu moins de huit kilos de résine de cannabis, 35 grammes d'herbe et quatre de cocaïne. De la résine est aussi retrouvé à son domicile et dans la boite à gant de sa voiture. Valeur estimée à la revente, environ 50 mille euros. 

Une empreinte du suspect retrouvée sur l'emballage de la drogue

Une empreinte du trafiquant présumé a été retrouvée sur l'emballage de la drogue. Lui affirme qu'il ne faisait que garder la marchandise pour « quelqu’un ». Il n’a livré aucun nom. Son avocate a obtenu un délai pour préparer sa défense mais son client, père de quatre enfants, et qui travaille via des missions d’intérim, devra attendre son procès en prison à la maison d'arrêt de Limoges. Pour la police de Limoges, qui avait saisi 12 kilos de résine de cannabis sur l'ensemble de l'année 2015, cette prise de 8 kilos est un succès.