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Faits divers – Justice

83 familles (en majorité syriennes) expulsées de la Cité de l'Air à Athis-Mons

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Par , France Bleu Paris

Près de 400 personnes : 83 familles, en majorité syriennes ont été expulsés du logement qu'elles occupaient illégalement depuis plusieurs années à la Cité de l'Air d'Athis-Mons (Essonne), un grand quartier au bord des pistes de l'aéroport d'Orly qui appartient principalement à la DGAC.

Rassemblement des familles le 03.07.19 à la cité de l'air d'Athis Mons
Rassemblement des familles le 03.07.19 à la cité de l'air d'Athis Mons © Radio France - VD

Athis-Mons, France

Comme l'explique la Préfecture de l'Essonne, "des décisions d'expulsion successives des occupants ont été prononcées par la Justice en 2015, 2017 et 2018. Le concours de la force publique pour l'exécution de ces décisions a été accordé en juin 2019". Ce mercredi 3 juillet, les forces de l'ordre ont donc expulsés près de 400 personnes qui occupaient depuis plusieurs années des logements à la Cité de l'Air d'Athis-Mons. La Cité de l'Air, c'est un grand quartier au bord des pistes de l'aéroport d'Orly qui appartient à la DGAC (Direction générale de l'aviation civile) et au bailleur social Immobilière 3F. La moitié des pavillons est occupé par des retraités d'Air France et par des gendarmes. L'autre moitié était squatté illégalement par des réfugiés syriens, pour la plupart.    

Sur les 83 familles, seules 15 vont recevoir des propositions de relogements 

Sid Ahmed qui habite le quartier depuis cinq ans a été réveillé vers 6h du matin et ne s'attendait pas à cette expulsion. "Nous, on veut être relogé un par un et dans la dignité et là, ils nous ont mis dehors en quelques heures, je n'ai même pas de vêtements pour me changer, ils ont fermé les logements". Selon la préfecture de l'Essonne, "15 ménages en situation régulière ont reçu ou vont recevoir une proposition de relogement, les demandeurs d'asile se se sont vus proposer une orientation vers des structures adaptées. Pour les ménages en situation irrégulière, des solutions d'hébergement d'urgence ont été proposés". En d'autres termes, la plupart de ces syriens qui ont fuit la guerre sont hébergés désormais dans des hôtels de la région parisienne. 

Une cinquantaine d'enfants scolarisés 

Pour Nourrédine, qui suit ces familles syriennes depuis de nombreuses années, "ces familles ont perdu la quiétude qu’elles avaient depuis plusieurs années, ils vont être trimbalés d'hôtels en hôtels avec leurs enfants en bas age. C'est vraiment une situation très difficile". D'autant qu'une cinquantaine d'enfants sont scolarisés. Jean-Baptiste Eyraud, porte parole du DAL estime pour sa part que "L'état a décidé de taper méchamment, c'est le début des vacances scolaires, c'est la première grosse opération de l'été. Le jugement d'expulsion est exécutoire depuis deux ans au moins, c'est pour ça que l'on ne comprends pas pourquoi. Ces familles, ils sont obligés de les héberger, ils vont les mettre dans des hôtels, dans des conditions de vie qui sont précaires, ça va coûter assez cher à la collectivité et il va falloir des mois pour les reloger". 

Rassemblement ce jeudi devant la préfecture 

Le DAL appelle donc à un rassemblement ce jeudi devant la préfecture de l'Essonne (à 15h).  Concernant les logements occupés par ces familles, la Préfecture de l'Essonne explique que "certains feront l'objet d'importants travaux pour y loger des fonctionnaires issus de la gendarmerie des transports aériens et de la direction générale de l'aviation civile sur l'aéroport d'Orly. D'autres, trop délabrés, seront démolis".