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95 policiers supplémentaires dans les Alpes-Maritimes pour atteindre les effectifs d'il y a dix ans

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Par , France Bleu Azur

D'ici la fin de l'année 2021, les Alpes-Maritimes seront dotées de 95 policiers supplémentaires. Des renforts affectés aux commissariats des six circonscriptions du département, sur la voie publique, mais aussi dans les services d'enquête.

Nadine Le Calonec, directrice départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes
Nadine Le Calonec, directrice départementale de la sécurité publique des Alpes-Maritimes - Florence Gavello- Direction départementale de la Sécurité publique

La directrice de la sécurité publique des Alpes-Maritimes, Nadine Le Calonnec, semble soulagée, les policiers des Alpes-Maritimes vont pouvoir effectuer leurs missions plus sereinement d'ici la fin de l'année et même dès le mois de septembre. "Quand on aura reçu les 95 policiers fin 2021, chacune des six conscriptions de police des Alpes-Maritimes sera à son niveau de fonctionnaires le plus élevé depuis 10 ans" précise Nadine Le Calonnec. Ces effectifs seront répartis à la fois sur la voie publique et dans les services d'investigation pour faire avancer les enquêtes.

Ces arrivées de policiers - des gradés et gardiens - sont possibles grâce aux mutations, aux sorties d'école de police, aux renforts de policiers spécialisés. Menton et Grasse étaient les circonscriptions les plus en manque. À Nice, la plus grosse des circonscriptions, après un renfort de 60 fonctionnaires en juillet, 22 vont arriver d'ici septembre.

Dans le détail, les arrivées : 22 policiers à Nice, 17 à Antibes, 11 à Cagnes-sur-mer,  15 à Cannes, 11 à Grasse et 17 à Menton. 

Rattraper le retard et diminuer la pression sur les équipes

"C'est important d'avoir un effectif au niveau de la délinquance, que ce soit sur la voie publique et dans les services d'investigation" poursuit la directrice de la sécurité publique. Ces policiers seront essentiellement affectés à des unités de voie publique, qui restent une priorité et font l'objet d'une attention forte, mais l'ensemble des services seront attentifs à maintenir "l'équilibre nécessaire entre la voie publique et l'investigation" insiste Nadine Le Calonnec, "parce que ça ne sert à rien d'interpeller si l'on n'est pas capable d'aller au bout des procédures judiciaires pour présenter des personnes à l'autorité judiciaire". 

Nadine Le Calonnec

"Un effectif adapté au niveau de la délinquance permet d'être moins sous pression, de mieux organiser les vacations, de pendre plus de temps dans le cadre de nos missions." - Nadine Le Calonnec 

Nadine Le Calonnec explique qu'il faut être souple et déployer les effectifs en fonction des besoins, savoir faire évoluer les organisations de travail : "avant la crise sanitaire, à Nice, la délinquance était forte sur les vols à la tire. L'unité de surveillance dans les transports en commun est indispensable. Désormais une des priorités, c'est la lutte contre  les stupéfiants dans le département, la brigade des stupéfiants a été augmentée."

Nadine Le Calonnec

Les syndicats de policiers prudents sur les chiffres

Pour Laurent Martin de Frémont, secrétaire départemental du syndicat Unité SGP Police FO "ces arrivées de policiers vont dans le bon sens mais il faut rester prudents" , car il va y avoir des départs à la retraite qui n'ont pas forcément été chiffrés et des adjoints de sécurité contractuel, jeunes, vont entrer en école de police.

Il prend l'exemple de Grasse, "une circonscription qui souffre, elle n'a pas reçu de renfort depuis avril 2017. Onze policiers arrivent, mais deux devraient prochainement partir à la retraite et trois jeunes adjoints de sécurité ont réussi le concours d'entrée en école de police. Donc ne nous emballons pas." 

Laurent Martin de Frémont

Laurent Martin de Frémont rappelle que, selon ses calculs, "entre 2007 et 2012, la France a perdu 12.000 policiers nationaux. Il y a eu des recrutements sous François Hollande et à la fin du quinquennat Macron, on retrouvera le même niveau de policiers qu'en 2007, alors que la charge de travail a augmenté, les tâches se sont démultipliées, avec le risque terroriste, la crise sanitaire et sociale, notamment."

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