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À 82 ans, il est condamné à 12 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de sa femme

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Par , , France Bleu Pays Basque, France Bleu

La Cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau jugeait un féminicide: un homme qui a exécuté sa femme d'une balle dans la tête et l'autre dans le cœur en 2018 à Bidart. Les jurés ont retenu l'altération de son discernement au moment des faits.

L'avocate générale Delphine Daniel avait requis 18 ans de réclusion
L'avocate générale Delphine Daniel avait requis 18 ans de réclusion © Radio France - Paul Nicolaï

La Cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques a condamné ce mardi soir Jean Delattre à 12 ans de réclusion criminelle. Les jurés ont jugé qu'il était coupable du meurtre de son épouse, Réjane, 73 ans, à Bidart. Le 2 mai 2018, il l'a abattue de deux coups de feu tirés à deux reprises sur elle. La Cour et les jurés ont fait bénéficier Jean Delattre d'une circonstance atténuante : l'altération de son discernement lors de son passage à l'acte.

Durant le procès, l'accusé s'est d'abord présenté comme un retraité sans histoires. Le professeur de biologie à la retraite avait quitté sa région natale du Pas-de-Calais pour s'installer au Pays basque plus près de ses filles quadragénaires et partageait une vie de couple sans nuages depuis 53 ans avec son épouse, également enseignante à la retraite.

La Cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau s'est réunie pendant deux jours
La Cour d'Assises des Pyrénées-Atlantiques à Pau s'est réunie pendant deux jours © Radio France - Paul Nicolaï

Des disputes fréquentes

L'instruction à l'audience va pourtant ternir puis disloquer cette image. Les disputes n'étaient pas rares : elles concernaient surtout l'état de santé de Jean Delattre. Il refusait de se faire opérer de la hanche en raison d'une peur phobique de l'anesthésie. Une situation qui exaspérait au plus haut point son épouse. C'est sans doute dans ce désaccord que se trouve l'origine du drame. Le procès a mis au jour également une liaison avec une maîtresse, un coup de foudre avec une enseignante qu'il avait connue 50 ans plus tôt à l'école normale. 

A la fin du procès ce mardi, l'accusé est revenu sur le matin du féminicide quand il refuse d'aller se faire opérer de la hanche. Sa femme le menace de le quitter à cause de son entêtement. Elle est exécutée dans la chambre conjugale, une balle dans la tête et l'autre dans le cœur. "Rien ne fonctionnait dans ma tête ce matin-là, j'ai honte mais je n'ai pas d'explication" conclut l'accusé. L'avocate générale, Delphine Daniel, avait requis 18 ans de réclusion criminelle mais ses filles n'ont pas voulu se porter partie civile. L'avocat de Jean Delattre, maître Emmanuel Zapirain, n'envisage pas de faire appel de cette décision. Il dispose de 10 jours pour le faire.

Jean Delattre, qui avait été remis en liberté cet été après deux ans de détention provisoire, a été incarcéré ce mardi soir à la maison d'arrêt de Pau.

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