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Faits divers - Justice
Dossier : Affaire Joachim Toro

À 85 ans, Joachim Toro est rejugé pour le triple meurtre de Rivesaltes

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Par , France Bleu Roussillon, France Bleu

Le procès en appel de Joachim Toro s’ouvre ce vendredi devant la cour d’assises de l’Aude à Carcassonne. Le vieil homme doit répondre d’un triple meurtre et de deux tentatives d’homicide en mars 2011 dans les rues de Rivesaltes.

Joachim Toro lors de son premier procès devant la Cour d'assises des Pyrénées-Orientales
Joachim Toro lors de son premier procès devant la Cour d'assises des Pyrénées-Orientales © Radio France - THIERRY GRILLET

Perpignan, France

Il est « le pire criminel qu’aient connu les Pyrénées-Orientales », selon l’un des avocats des parties civiles : Joaquim Toro, 85 ans, est rejugé à partir de ce vendredi matin devant la cour d'assises de l'Aude. Le plombier à la retraite est accusé d’avoir provoqué un bain de sang le 3 mars 2011 dans les rues du Rivesaltes. Ce jour-là, armé d’un fusil de chasse, le vieil homme a blessé deux jeunes femmes, avant d'abattre froidement trois hommes en pleine rue, un retraité de 72 ans, et deux employés municipaux de 36 et 42 ans. 

Condamné à 30 ans en première instance

Joaquim Toro a ensuite tenté, en vain, de se donner la mort, en se tirant un coup de fusil sous le menton. Il en est resté à jamais défiguré. Lors du premier procès qui s'est tenu en 2016 à Perpignan, Joaquim Toro avait été condamné à 30 ans de réclusion criminelle. Il s’était montré incapable d’expliquer son coup de folie, plaidant l’amnésie. 

Aux yeux des parties civiles, ce nouveau procès est une « épreuve inutile ». « Jamais il n’aurait dû faire appel », s’étrangle Andrée, la mère de Jean-Luc Joffre, l'un des employés municipaux abattus. 

Andrée Joffre, partie civile : « j’ai de la haine »

« Nous n’attendons rien de ce procès », confirme Maître Philippe Capsié, l’un des avocats des parties civiles. « Nous savons que nous n’aurons jamais d’explications. » 

Une affaire dans l'affaire

« Le premier procès n’a pas permis de faire toute la lumière sur les faits », se justifie Maitre Béranger Tourné, l’avocat de l’accusé. Car l’affaire du triple meurtre en cache une autre… L’une des jeunes femmes blessées par Joaquim Toro n’était pas une inconnue pour lui.  Âgée de 29 ans à l’époque des faits, elle entretenait depuis plusieurs années une relation des plus troubles avec le vieil homme, lui accordant des faveurs sexuelles en échange d’argent. 

Selon Joaquim Toro, cette relation aurait dégénéré lorsque la jeune femme, avec la complicité de sa cousine, aurait commencé à exercer un chantage. « Il est établi qu’entre 2009 et 2001, près de 400.000 euros ont été extorqués à mon client », assène Maitre Tourné. « La veille des faits, elles sont venues à trois reprises lui quémander de l’argent et l’ont harcelé au téléphone jusqu’à deux heures du matin. Et le matin des faits, elles sont encore revenues à la charge.»

« La seule explication à ce triple drame, poursuit l’avocat, ce sont ces deux guêpes qui lui ont tourné autour jusqu’à le rendre dingue ».

Demande de renvoi

Dans cette affaire, Joaquim Toro a porté plainte. Une information judiciaire a été ouverte pour « escroquerie et extorsion de fond ». Mais pour l’heure, cette procédure est toujours en cours et n’a pas encore fait l’objet d’un procès.

« Il est impossible de juger Joaquim Toro tant que cette première affaire n’a pas été jugée », estime Maître Tourné, qui va donc déposer une demande de renvoi dès l’ouverture de l’audience ce vendredi à Carcassonne. Théoriquement, le procès est censé durer six jours. 

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