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Faits divers – Justice

À Auch, les policiers se mettent "en grève" et dénoncent une sanction jugée "abusive"

lundi 10 septembre 2018 à 15:14 - Mis à jour le lundi 10 septembre 2018 à 19:32 Par Marius Delaunay, France Bleu Occitanie

Les fonctionnaires de police auscitains se mobilisent contre leur direction. Ils refusent de verbaliser, de faire des contrôles d'initiative, et ne répondent plus qu'aux appels de secours. Ils réclament la levée d'une sanction pour un de leurs collègues, jugée abusive par l'intersyndicale.

Police. Photo d'illustration.
Police. Photo d'illustration. © Radio France - Olivier Lebrun

Auch, France

Les policiers du commissariat d'Auch sont invités à lever le pied depuis ce samedi par l'intersyndicale Unité SGP Police 32, Alliance Police Nationale 32 et FPIP Police 32. Plus de coups de sifflet, plus de verbalisations... Les agents ne répondent plus qu'aux appels de secours, tant que  la DDSP, la directrice départementale de la sécurité publique du Gers, n'aura pas levé sa sanction contre un major brigadier de nuit. Et l'intersyndicale ne compte pas céder. Leur mobilisation peut encore durer des mois.

Un rappel à l'ordre "abusif"

Les syndicats reprochent à la DDSP d'avoir donné la semaine dernière une mise en garde à un major brigadier de nuit, soit un avertissement, pour "usurpation de la fonction de policier judiciaire". Le major brigadier avait aidé l'officier de police judiciaire, déjà occupé sur une affaire, en remplissant un billet de garde à vue, ce qui se fait assez régulièrement. C'est le lendemain que la DDSP est intervenue pour sanctionner le policier en question, sans qu'il puisse s'expliquer. 

La sanction de trop

"C'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase, selon Kevin Payet, secrétaire départemental d'Unité SGP Police 32.  La direction tape avant même de savoir pourquoi. Nous on ne peut pas se permettre de faire ça, alors hiérarchiquement ça ne peut pas non plus. On demande à ce que la direction soit plus à notre écoute." 

Une réunion prévue mardi après-midi

La DDSP souhaite calmer le jeu et trouver une "issue positive" au problème. Une rencontre aura lieu ce mardi après-midi entre la directrice et le policier concerné. Les syndicats lèveront la "grève" si elle accepte de lever la sanction.