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Puy-de-Dôme : un imprimeur 3D modélise une gamme d’accessoires anti-virus à Aydat

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Par , France Bleu Pays d'Auvergne

Philippe de Francesco a créé sa société d'impression 3D afin de lutter contre l'obsolescence programmée. Mais pour survivre à la crise sanitaire, il a dû se réinventer, en proposant notamment une gamme d’accessoire dédiée à la protection contre le virus.

L'entreprise 3DEFRANCE utilise la technologie 3D pour créer des accessoires anti-covid, comme ces "pinces nez" à fixer aux masques pour dire adieu à la buée sur les lunettes.
L'entreprise 3DEFRANCE utilise la technologie 3D pour créer des accessoires anti-covid, comme ces "pinces nez" à fixer aux masques pour dire adieu à la buée sur les lunettes. © Radio France - © Romane Brisard

L'atelier aménagé dans la maison de Philippe de Francesco ressemble à un petit musée contemporain.

Une pièce aux murs blancs peuplée de créations en tout genre, du présentoir à bijoux en forme d'éléphant au support de téléphones design. 

Mais ce qui attire avant tout l’œil et l'oreille, c'est cette imprimante 3D en pleine conception... D'une valeur de 5 000 euros, elle a été financée grâce à une campagne de financement participatif sur la plateforme internet Ulule.

Philippe de Francesco réalise le même type de porte-bijoux sous forpme de tête de licorne.
Philippe de Francesco réalise le même type de porte-bijoux sous forpme de tête de licorne. © Radio France - © Romane Brisard

Philippe de Francesco a travaillé 25 ans dans une fédération des industries alimentaires de la région avant d'oser franchir le cap de la reconversion professionnelle. De cette première expérience, il ressort avec une bonne connaissance et un fort intérêt pour les circuits courts. 

Sa passion pour l'économie circulaire et la technologie robotique le pousse, en septembre 2020, à poser une démission pour créer son entreprise, 3DEFRANCE. Une démarche soutenue par Pôle Emploi sur deux ans afin de lui permettre de s'installer.

L'idée première de l'artisan : reconstituer des pièces qui n'existent plus sur le marché afin de donner une deuxième vie à des objets défectueux. En d'autres termes, lutter contre l’obsolescence programmée. Et cela bien sûr, en utilisant des matériaux biodégradables, notamment élaborés à partir d'amidon de maïs.

Dans les mains d'Alexandra, un support de téléphone et une tête de licorne porte-bijoux. Sur son nez, un pince nez anti-buée.
Dans les mains d'Alexandra, un support de téléphone et une tête de licorne porte-bijoux. Sur son nez, un pince nez anti-buée. © Radio France - © Romane Birsard

En l'espace cinq mois, Alexandra est déjà devenue cliente régulière de l'artisan. La première fois qu'elle le sollicite, c'est pour recréer une pièce manquante sur sa débroussailleuse. Un réparation qui lui coûte dix euros. Depuis, elle lui a acheté trois autres créations. "Je soutiens à 100 % cette entreprise. D’abord dans une démarche écologique, et toujours dans l'esprit de faire travailler les artisans locaux sans aller chercher une pièce à l'autre bout du monde"

Mais la crise sanitaire passe par là et réduit son activité. C'est alors que Philippe de Francesco imagine une gamme d’accessoires destinée à mieux se protéger du Covid-19. 

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L'artisan modélise par exemple un pince-nez pour "dire adieu à la buée" ou un porte masque en forme de cactus. "J'essaie de faire des choses qui, certes, ne sont pas exceptionnelles, mais utiles au quotidien". Des accessoires vendus un euro pièce.

De plus en plus de clients

"Il faut que je sois honnête : aujourd'hui ces créations ne me permettent pas de vivre. En revanche, l'entreprise est rentable dans le sens où elle me permet de faire quelque chose que j'aime et en quoi je crois", explique l'artisan.

Mais Philippe n'est pas défaitiste. Il place au contraire de grands espoirs dans le développement de 3DEFRANCE, qui gagne des clients de jour en jour.

J'ai des commandes non stop. Dernièrement, j'ai finalisé une reproduction 3D du logo de l'assurance Générali de Clermont-Ferrand. Un lion de 80 centimètres sur 60 ! J'en suis très content et surtout, cela me permet de montrer que l'impression 3D ne sert pas uniquement à produire des petites pièces !

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Démocratise l'outil 3D

Pour accélérer la rentabilisation de sa société, Philippe de Francesco se lance un autre défi : démocratiser l'utilisation de l'impression 3D auprès des TPE et PME d'Auvergne via le conseil d'entreprise. Il signera prochainement un partenariat avec Volumic, premier concepteur d'imprimantes 3D de France.

"L’intelligence artificielle, ce n'est pas que pour les sociétés basées à Paris ou San Francisco ! Et des machines abandonnées, il y en a dans toutes les entreprises, mais on n'a pas toujours le temps de les réparer. Ce qui m'intéresse, c'est de faire comprendre aux petites structures qu'elles peuvent concevoir des prototypes, des maquettes et des pièces de rechange de manière indépendante. Et cela, avec des sommes raisonnables, toujours en privilégiant le circuit court !"

La boucle est bouclée.

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