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A Bordeaux, "une augmentation de la délinquance depuis plus d'un an", constate le patron des policiers

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Par , France Bleu Gironde

Invité de France Bleu Gironde ce mardi, le directeur départemental de la sécurité publique, Patrick Mairesse a constaté "une augmentation de la délinquance depuis plus d'un an". Une délinquance qu'il explique notamment par les des gilets jaunes, qui ont éloigné les policiers de certaines missions.

Le directeur départemental de la sécurité publique, Patrick Mairesse était l'invité de France Bleu Gironde, ce mardi.
Le directeur départemental de la sécurité publique, Patrick Mairesse était l'invité de France Bleu Gironde, ce mardi. © Radio France - Thomas Coignac

Invité de France Bleu Gironde, ce mardi 22 septembre, le directeur départemental de la sécurité publique, Patrick Mairesse a constaté "une augmentation de la délinquance depuis plus d'un an". Selon le patron des policiers en Gironde, cette augmentation "est liée à plusieurs facteurs", mais il cite les manifestations des gilets jaunes qui ont occupé les policiers. "Pendant qu'on gère des manifestations [...] on n'est pas ailleurs. La nature a horreur du vide. Des gens ont constaté que les policiers étaient moins présents. Et le terrain perdu est plus difficile à reconquérir". 

Saint-Michel, "quartier extrêmement sensible"

L'été, à Bordeaux, a été marqué par une série d'agressions à l’arme blanche, 31 au total entre le 22 juin et le 27 juillet. "Ça s'est calmé, nuance Patrick Mairesse. Il y a eu un focus extraordinaire qui a été fait sur les faits du mois de juillet. Les faits n'étaient pas admissibles, ils étaient concentrés sur un secteur assez étroit. Mais la plupart de ces affaires ont été élucidées, les auteurs ont été interpellés, pour la plupart en flagrant délit. Ce qui montre que la police n'était pas loin. Et puis les gens ont appelé, il ne faut pas qu'ils hésitent à nous appeler". 

A ce sujet, interpellé sur l'inquiétude de certains habitants du quartier Saint-Michel, à Bordeaux, Patrick Mairesse a qualifié ce quartier d'"extrêmement sensible". "On a des regroupements de jeunes, de mineurs non-accompagnés, de SDF qui sont parfois violents" énumère-t-il   "La police vient, mais quand la police repart, la situation reprend. Ce qui montre que la réponse ne peut pas être policière. Elle doit être aussi pénale et municipale, avec des moyens, des caméras, des réaménagements urbains le cas échéant". 

"80 à 150 mineurs isolés [...] commettent beaucoup d'infractions

Sur les cambriolages, Patrick Mairesse constate "un frémissement à la hausse un peu partout et une augmentation assez forte sur certains quartiers". Une augmentation qu'il explique par la présence de squats. "Quand on analyse précisément les faits, on se rend compte qu'il y a quelques raisons et quelques points communs. Lorsqu'on trouve un squat, il y a de la délinquance autour", selon lui. "Nous essayons d'avoir une action forte sur les différents squats, notamment l'escouade de mineurs non accompagnés", pointe Patrick Mairesse. Il estime qu'"entre 80 et 150 [mineurs non accompagnés] en fonction des périodes commettent beaucoup d'infractions et, sans être responsables de toute la délinquance, sont responsables d'une grande partie de l'augmentation actuelle". 

Alors que la préfecture a annoncé le déploiement d'une demie compagnie de CRS à Bordeaux pour le 29 septembre, Patrick Mairesse pense que "ça permet de les dédier à des missions fixes sans les envoyer sur des missions classiques de police secours et donc de les laisser sur les quartiers clairement identifiés. Que ce soit Saint-Michel, les quais, ou le miroir d'eau... Là on en aura besoin en fonction des pics de délinquance".  

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