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Faits divers – Justice

A Caen, le procès de la Peronne cup s'est ouvert ce jeudi avec 34 prévenus sur le banc

Plus d'une trentaine de personnes sont jugés par le tribunal correctionnel de Caen, depuis jeudi 3 octobre, pour des détournements de fonds dans le cadre de l'organisation d'un tournoi de football international. Les faits remontent à 2016.

La salle du tribunal correctionnel de Caen, le jeudi 3 octobre 2019.
La salle du tribunal correctionnel de Caen, le jeudi 3 octobre 2019. © Radio France - Nolwenn Lejeune

Caen, France

Le procès de la Peronne cup a débuté jeudi 3 octobre, au tribunal correctionnel de Caen. Il s'agit d'un prestigieux tournoi de football international de jeunes qui s'est déroulé en août 2016 à Thaon (Calvados). L'événement avait été organisé avec de l'argent détourné du groupe Défiviande et Maxiviande. C'est notamment l'ancien contrôleur de gestion du groupe, basé à Hérouville-Saint-Clair, qui est visé. Il est soupçonné d'avoir détourné près de 4 millions d'euros. A ses côtés, sur le banc des prévenus, 33 personnes et sociétés, qui sont soupçonnées d'avoir bénéficié de ses largesses. A l'issue de l'enquête, seulement quatre personnes avaient été renvoyées devant le tribunal correctionnel mais la partie civile a décidé de faire citer toutes les autres directement. Certains ont demandé l'annulation de ces citations directes mais ces requêtes seront examinées à la fin. En attendant, l'audience a démarré ce jeudi et le procès doit durer jusqu'au mardi 8 octobre.

Un premier virement qui n'alerte pas et "c'est l'engrenage" 

Selon le témoignage du principal prévenu, l'ancien contrôleur de gestion du groupe Défiviande et Maxiviande, tout a démarré par un virement qu'il a encaissé sans que personne ne s'en aperçoive. "C'est l'engrenage, raconte alors à la barre cet homme de 49 ans. J'ai commencé à avoir de l'argent, je me suis inventé un personnage en disant que j'étais numéro trois du groupe." Celui qui exerce depuis vingt ans dans le groupe commence alors à financer le club de football de Thaon, au sein duquel évolue son fils. 

Personne ne se rend compte de ses manœuvres, pas même sa femme. "C'est la seule qui aurait pu m'arrêter", confie-t-il. Même ses trois meilleurs amis, avec qui il est associé au sein d'une société civile immobilière (SCI), disent n'avoir rien vu. "Il s'occupait de la comptabilité, se justifient les interessés, eux aussi prévenus. On trouvait qu'il flambait de plus en plus mais il renflouait la SCI", plaident-ils. "On n'a rien vu venir." Le petit manège dure dix ans. 

C'est le fisc qui donne l'alerte

Le pot aux roses est finalement découvert par une alerte du fisc, intrigué par de nombreux virements effectués par le groupe Défiviande-Maxiviande à une entreprise de la Sarthe. L'entreprise découvre alors les agissements de son contrôleur de gestion, "un ver dans le fruit qui était à une position essentielle pour l'entreprise", assure Frédéric Belot, l'avocat du groupe. Personne n'avait rien vu, ce qui interpelle quand même le tribunal. "Celui qui était chargé de faire les contrôles était l'escroc", justifie l'avocat. 

Une interrogation qui vaut aussi pour tous ceux que le contrôleur de gestion a largement arrosé de cet argent. Le club de football de Thaon, notamment, a reçu près de 300 000 euros mais n'a rien soupçonné. La banque, elle, n'a pas jugé suspects les nombreux et importants virements effectués sur le compte du principal prévenu, alors qu'il ne gagnait pas plus de 4 000 euros bruts par mois officiellement. Toutes ces personnes vont s'expliquer sur ses questions à la barre vendredi 4 octobre.

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