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Près de Toulouse, le maire de Balma est "fermement opposé à tout changement des zones police et gendarmerie"

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Par , France Bleu Occitanie

Vincent Terrail-Novès digère mal la dernière déclaration du ministre de l'Intérieur qui veut réorganiser les zones police et gendarmerie. Le maire de Balma, à l'Est de Toulouse, réclame avant tout la consultation des maires, les mieux à même de juger de l'efficacité des dispositifs de sécurité.

Vincent Terrail-Novès, le maire de Balma, à l'Est de Toulouse, ne veut pas de réorganisation territoriale des zones police et gendarmerie.
Vincent Terrail-Novès, le maire de Balma, à l'Est de Toulouse, ne veut pas de réorganisation territoriale des zones police et gendarmerie. © Radio France - Julien Balidas

La sécurité à Balma, à l'Est de Toulouse, est gérée par les gendarmes actuellement. Si on en croit les dernières déclarations de Gérald Darmanin, ce week-end, le ministre de l'Intérieur entend réorganiser la répartition territoriale des compétences entre les deux services qui assurent la sécurité. Le maire de cette commune périphérique à Toulouse, Vincent Terrail-Novès, comme tous les élus dans son cas, tient à rester sous la compétence de la gendarmerie.

France Bleu Occitanie : Vous l'avez appris comme nous, en lisant les journaux ce week-end ? 

Vincent Terrail-Novès : Il y a quelque temps, lorsque le Premier ministre était venu à Toulouse, il avait évoqué le fait qu'il demanderait au préfet de réfléchir à ce sujet. Que l'Etat se pose des questions, c'est son rôle. Par contre, il faudra absolument que les maires soient associés à cette réflexion. On ne peut pas exiger des maires qu'ils soient les partenaires de la sécurité du quotidien. Quand il y a par exemple des attentats dans les églises, on demande aux maires de renforcer la surveillance aux abords des lieux de cultes.

On ne peut pas vouloir cela des maires et d'un autre côté quand il s'agit de plans stratégiques, de répartition des effectifs, ne pas les associer. Nous sommes, en tout cas pour l'instant, opposés fermement et résolument à tout changement des zones entre gendarmerie et police. Il faudra que le préfet nous consulte pour que nous lui disions notre opposition, qui n'est pas une opposition à la police en elle-même. Mais la gendarmerie est efficace dans nos territoires et elle est adaptée aux territoires comme toutes les villes de la périphérie de Toulouse.

Et vous considérez que cette proximité avec les gendarmes doit perdurer ? 

On n'a pas du tout la même délinquance dans les villes de la périphérie, que ce soit dans le Sicoval, dans le Muretain ou dans les villes périphériques que dans la ville de Toulouse, qui est la ville centre. Il ne faut pas de centralisme dans la gestion des effectifs de la police.

On sait très bien ce qu'il y a derrière cette proposition. C'est que les effectifs de police qui sont dans les villes environnantes puissent aller renforcer les effectifs de police à Toulouse et qu'au final, ça se fasse au détriment de la sécurité des habitants des villes de la périphérie.

Pour vous, c'est clair, le message envoyé par le gouvernement, c'est une nouvelle centralisation des services et de la sécurité ? 

Tout ça est réaliste et concret. Il suffit de demander aux maires dont la police exerce chez eux aux côtés de Toulouse où sont les effectifs la plupart du temps le week-end. Ils vous répondront qu'effectivement, les effectifs de police de leur ville renforcent les effectifs de police sur le territoire toulousain.

C'est la raison pour laquelle nous, les maires en zone gendarmerie, y sommes farouchement opposés. La gendarmerie fait un travail formidable. Les résultats sont là et nous y tenons, nous le dirons au préfet.

"La gendarmerie fait un travail formidable. Les résultats sont là et nous y tenons, nous le dirons au préfet."

Est-ce que ce serait l'abandon des territoires ?

Pas forcément parce qu'on ne peut pas considérer que les zones où la police est implantée, il y a un abandon des territoires. Mais, ici, nous connaissons nos territoires. Nous sommes différents des autres métropoles. Autour de la ville centre, il y a des villes de 10.000 habitants, quelques-unes de 20.000, mais c'est tout.

Dans les autres métropoles, vous avez des villes de 40.000 habitants, 90.000 habitants, pour Lille par exemple avec Tourcoing et Roubaix. Donc, là, on peut discuter de la répartition des effectifs. Mais, ici, nous avons des villes dans lesquelles la délinquance est adaptée à la force d'action et de frappe de la gendarmerie. 

Est-ce que vous êtes soutenu par le maire de Toulouse et président de la métropole, Jean-Luc Moudenc ? 

Il ne faut pas faire entrer le maire de Toulouse dans ce débat. Dans cette démarche, les maires qui sont hors Toulouse et qui sont en zone gendarmerie, sont tous très soudés et très opposés à cette réforme. Nous avons déjà commencé à la dire au président de Toulouse Métropole mais l'idée, c'est que nous, les maires, nous sommes très solidaires parce que nous sommes fortement attachés aux résultats et à l'efficacité de la gendarmerie sur nos territoires. 

Est-ce que selon vous, il n'y a pas contradiction entre l'image du Premier ministre très attaché aux territoires et cette décision ? 

Il n'y a pas contradiction s'il demande au préfet de nous demander notre avis. C'est ce que je crois, il a précisé, quand il est venu au Capitole. Jean Castex était maire de Prades. Le ministre de l'Intérieur était maire de Tourcoing. Ils savent très bien que la fore des maires est importante.

On ne peut pas nous demander d'être les acteurs de la sécurité du quotidien et sur un sujet comme celui-là ne pas prendre notre avis. Je pense que quand le préfet fera le bilan au ministre de l'avis des maires de la Métropole, il n'en trouvera pas un qui est favorable à ce changement des zones police et gendarmerie.

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