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Faits divers – Justice

À Dijon, alors que des boutiques spécialisées ferment, des bureaux de tabacs vendent des feuilles de CBD

mercredi 25 juillet 2018 à 21:15 Par Lila Lefebvre, France Bleu Bourgogne

En l’espace d’une semaine, deux boutiques vendant du « cannabis légal » ont été fermées et leurs propriétaires mis en examen. Pourtant à Dijon, des bureaux de tabacs proposent certains produits illégaux comme des feuilles de cannabis.

Image d'illustration
Image d'illustration © Radio France - .

Dijon, France

Il ne nous a pas fallu plus d’une heure pour trouver un débitant de tabac qui veuille bien nous vendre un sachet d’un gramme et demi de Fleurs de CBD, issues de plan de cannabis. « C’est légal, nous a affirmé le buraliste, j’ai vérifié avec mon fournisseur, nous respectons la limite de THC légale dans nos produits au CBD ». Celle-ci est fixée à 0,20%, et effectivement sur le paquet, il est écrit que le produit ne contient que 0,16% de THC. Or en l’occurrence, c’est le fait qu’il s’agisse de fleurs de cannabis qui rend le produit illégal. 

« Nous allons procéder à des vérifications dans les bureaux de tabacs », Eric Mathais, Procureur de la République de Dijon. 

« Il est illégal de vendre des fleurs et des feuilles de cannabis, qu’on l’appelle CBD ou autre et peu importe sa teneur en THC, martèle Eric Mathais le procureur de la République de Dijon. Une dépêche de la Direction des affaires criminelles et des grâces du ministère de la Justice en date du 23 juillet 2018 a rappelé, au niveau national, les règles juridiques en la matière. La législation est la même pour les boutiques spécialisées que pour les vendeurs de tabacs. Nous allons procéder à des vérifications dans les bureaux de tabac."

« Il y a un flou juridique, se défend Fabienne Aouidat la présidente des débitants de tabac de Côte-d’Or, c’est vraiment très compliqué ! Aujourd’hui nous nous plions aux règles prônées  par le procureur de la République ». 

Des règles qui commencent à faire leur effet puisque plusieurs buralistes que nous avons rencontré, nous ont expliqué avoir retiré les fleurs de cannabis de leur étagères quand ils ont appris la fermeture de deux boutiques spécialisées à Dijon. 

« La vente de fleurs de cannabis est assimilée à du trafic de stupéfiants, appuie Eric Mathais, les buralistes qui sont pris à le faire risquent la perte de leur licence en plus des poursuites judiciaires ».