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À Fabrègues, Souleymane Sow est suspendu à son obligation de quitter la France

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Par , France Bleu Hérault

En décembre, le Guinéen de 24 ans signait un CDI dans une boulangerie. Mais si la situation ne se débouche pas, son patron devra le licencier fin janvier pour ne pas tomber dans l'illégalité.

Souleymane Sow a déposé un recours gracieux à la préfecture de l'Hérault pour obtenir un titre de séjour
Souleymane Sow a déposé un recours gracieux à la préfecture de l'Hérault pour obtenir un titre de séjour © Radio France - Claire Moutarde

Lorsqu'il arrive en France en 2018, Souleymane Sow a 22 ans. Après de longues démarches, il décroche, en novembre 2019, un contrat d'insertion professionnelle de deux ans dans la boulangerie Pain et Partage de Fabrègues. Mais à mi-parcours, son patron lui offre un CDI. De quoi laisser entrevoir une certaine stabilité au jeune homme. 

Du côté administratif, l'horizon s'est en revanche obscurci ces dernières semaines. Après le rejet de sa demande de titre de séjour en octobre, il lance un recours gracieux auprès du Préfet de l'Hérault. Mais à la place du précieux sésame, il reçoit une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avant fin janvier. Ce qui compromet son avenir professionnel.

Mais pour Samuel Mougin, co-gérant de Pain et Partage, cette décision n'a pas tenu compte du profil "sérieux" et "travailleur" de Souleymane : 

"Il y a eu une lecture administrative qui ne tient pas compte de sa situation professionnelle."

Dans ce contexte, licencier Souleymane pour ne pas mettre l'entreprise en difficulté est un crève-cœur : 

"C'est plus que du gâchis. En tant que patron, c'est très frustrant quand il s'agit d'un salarié qui est parfait. Et puis humainement, c'est incompréhensible, car il démontre toute sa volonté de rester en France. "

Pour Samuel Mougin : "c'est plus que du gâchis" de refuser le titre de séjour à Souleymane Sow

Pour l'heure, Samuel Mougin attend le feu vert de la direction régionale du travail et de l'emploi pour décider quel avenir donner à Souleymane. Son avocate a quant à elle lancé deux recours en appel contre l'OQTF et le refus de titre de séjour. Si le premier sera traité fin février, le second devrait s'étaler sur plus d'un an. 

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