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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : à l'hôpital de Charleville-Mézières, un syndicaliste "craint la deuxième vague"

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

La situation se tend à l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières, selon Jérémy Doucet, secrétaire de la CGT et du CHSCT. Les agents craignent une deuxième vague et une saturation des services.

Des soignants pendant la crise du coronavirus - illustration
Des soignants pendant la crise du coronavirus - illustration © Maxppp - Alexis Sciard

L'inquiétude monte au sein de l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières. Alors que la France franchit la barre des 30.000 nouveaux de coronavirus en 24h, certains agents craignent des répercussions sur le fonctionnement général de l'établissement hospitalier. 

"C'est plutôt tendu, il y a la crainte d'une seconde vague, confie Jérémy Doucet, secrétaire de la CGT à l'hôpital Manchester de Charleville-Mézières et secrétaire du CHSCT. La crainte pour les agents de revivre ça. La crainte pour la direction de tout remettre en place une fois de plus et de se retrouver en tension. On serre un peu les dents, on appréhende."  

Un impact psychologique sur les soignants

Il est vrai que la situation sanitaire se dégrade dans les Ardennes. Le dernier rapport de l'Agence régionale de santé, daté du jeudi 15 octobre au soir, estime le taux d'incidence du département à 125 pour 100.000 habitants. L'hôpital se prépare donc à accueillir de nouveaux patients dans les jours et les semaines à venir : "Au niveau organisationnel, la direction a tout mis au point pour pallier la deuxième vague, précise Jérémy Doucet. Au niveau des agents, nous sommes prêts, même si certains soignants n'ont pas encore digéré la première vague. Il y a eu un impact psychologique." 

Preuve de leur inquiétude, les soignants se sont mobilisés partout en France jeudi 15 octobre. Une grève pour demander une vague massive d'embauches et une revalorisation rapide des salaires. Sur ce point, le personnel soignant a été entendu par le gouvernement. Il touchera, dès le mois de décembre, la deuxième revalorisation salariale programmée normalement en mars 2021. Une augmentation de 93 euros net.

"Les revalorisations ont été avancées et c'est une bonne chose, souligne Jérémy Doucet. Mais rappelons que le point d'indice des fonctionnaires est gelé depuis 10 ans. Avant même la crise sanitaire, on parlait de 300 euros à rattraper. Donc, pour nous, on a que 60% de ce qu'on nous doit."

Les promesses du Ségur de la Santé toujours attendues

Il y a plusieurs mois, le gouvernement présentait les conclusions de son Ségur de la Santé. 15.000 recrutements, revaloriser les métiers, améliorer l'organisation des temps de travail... les promesses étaient nombreuses. Mais elles ne se concrétisent pas sur le terrain selon le syndicaliste : "Pour l'instant pour les recrutements, en local, il n'y a rien de fait pour l'instant. Dans l'amélioration des temps de travail non plus. Avec le rattrapage de l'activité, des semaines de congés vont être effacées." 

L'interview complète de Jérémy Doucet sur France Bleu Champagne-Ardenne

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