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A l'Isle-sur-le-Doubs, un adolescent de 15 ans meurt après avoir inhalé le gaz d'un déodorant

Un adolescent de 15 ans a été retrouvé mort dans son lit dimanche 11 avril par sa famille à l'Isle-sur-le-Doubs, avec dans sa main, une bombe de déodorant. L'enquête a montré que le garçon avait succombé à une asphyxie massive après avoir inhalé le gaz pour obtenir des effets euphorisants.

Le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux (à droite) et le colonel de gendarmerie Frédérik Sauge-Merle
Le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux (à droite) et le colonel de gendarmerie Frédérik Sauge-Merle © Radio France - Christophe Mey

Le dimanche 11 avril en fin de matinée, un adolescent est découvert sans vie dans son lit au domicile de sa famille à l'Isle-sur-le-Doubs. Le jeune homme gît sous sa couette, sur le ventre, il n'y a aucune  trace de violence, mais le garçon tient dans la main une bombe de déodorant quasiment vide. Son smartphone est également découvert dans le lit.

L'autopsie de la victime permet de déterminer que l'adolescent a succombé à une asphyxie massive, conséquence de l'inhalation du contenu de la bombe. "Le jeune homme est mort d'un oedème pulmonaire et d'un oedème cérébral" explique le procureur de la République de Besançon Etienne Manteaux, "manifestement liés à l'inhalation du déodorant, c'est une pratique qui séduit certains adolescents pour rechercher des effets enivrants et hallucinogènes". 

Dans la chambre de ce garçon sans histoires, en pleine santé, scolarisé en seconde dans un lycée de Montbéliard, les gendarmes ont trouvé cinq autres bombes de déodorant, vides. L'enquête se poursuit, pour déterminer notamment  s'il s'agissait d'une pratique partagée avec d'autres adolescents sur les réseaux sociaux sous forme de défi, comme pourrait l'indiquer la présence du smartphone.

Un détournement d'un produit pour en faire un stupéfiant low-cost" - le procureur de la République

Pour le procureur Etienne Manteaux, "c'est une affaire singulière de détournement d'un produit grand public pour en faire un stupéfiant low-cost", un peu comme sniffer de la colle, et qui n'a rien a voir avec la consommation de protoxyde d'azote, le gaz hilarant. Il a y a eu très peu de précédents avec des déodorants : en 2014 à Nice, un jeune est décédé pour les mêmes raisons. 

Un appel à la vigilance

"Il est important d'appeler  à la vigilance sur ces pratiques" ajoute Etienne Manteaux, "on peut en mourir dans des conditions terribles, c'est vraiment trop stupide de perdre la vie de la sorte".  Et personne n'est à l'abri : "Ce drame a coûté la vie à un jeune tout à fait inséré, qui n'avait jamais fait parler de lui", constate le procureur, "mais à l'adolescence on peut être exposé à ces pratiques où on va repousser les limites, et cela peut aboutir à une issue fatale".

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