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Dossier : Coronavirus Covid-19

A la prison de Saint-Quentin-Fallavier, le syndicat Ufap-Unsa souhaite plus de moyens face au coronavirus

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Par , France Bleu Isère

Comme dans une entreprise ou encore une école; en prison, il existe aussi des craintes de voir le nouveau coronavirus faire son apparition. Des mesures sont prises mais elles sont insuffisantes selon un responsable du syndicat Ufap-Unsa Justice.

Le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier.
Le centre pénitentiaire de Saint-Quentin-Fallavier. © Radio France - Nina Valette

En Isère, la prison de Saint-Quentin-Fallavier compte environ 450 détenus. Il s'agit d'un établissement confiné , qui fait face aussi à de la surpopulation. Chaque jour il y a des allers et venues depuis l'extérieur, notamment le personnel, soit quelque 250 personnes. Sans compter les avocats ou encore les familles. Alors, pour éviter que le nouveau coronavirus y entre, comme ailleurs, les mesures dites "barrières" sont en place : se laver les mains régulièrement, tousser dans son coude, ne pas se serrer la main, etc. Les personnes provenant d'une zone à risque ne doivent pas venir.

"Dans la réalité, on n'est pas du tout prêt" pour l'Ufap-Unsa

Pour Alain Chevallier, secrétaire régional Ufap-Unsa Justice, qui travaille sur place "on a des circulaires ministérielles qui viennent poser les problématiques et la mise en place préventive au cas où un moment le virus entrerait à l'intérieur de nos murs, mais dans la réalité, on n'est pas du tout prêt." D"après lui, il n'y a pas de réserve de gels hydroalcooliques pour le lavage des mains et seul le service médical dispose de masques. "Un surveillant peut ouvrir 40, 50 portes et sans un flacon de gel sur soi, impossible de se nettoyer les mains régulièrement", indique-t-il, d'autant que, selon lui, les points d'eau ne sont pas nombreux. 

Il note aussi que des familles de détenus viennent de Haute-Savoie, l'un des six principaux foyers épidémiques et qu'il y a des transferts de détenus entre l'Italie et la France. "Et il n'y a pas de mesure particulière."  Pour Alain Chevallier "si on n'est pas préparé, on va avoir une inquiétude des personnels qui peut également conduire à un absentéisme important. Donc on va cumuler les problématiques qui sont liées à l'obligation de faire vivre la structure."  

Matériel à disposition, sensibilisation et mesures pour limiter les contacts selon l'administration

De son côté, l'administration pénitentiaire, au niveau régional, affirme que tout est prévu : matériel ou encore lieu dédié à l'isolement si un cas venait à se présenter parmi les détenus. A Saint-Quentin-Fallavier, une large campagne de sensibilisation est aussi menée depuis la semaine passée aussi bien auprès des agents, des détenus que des familles. L'administration pénitentiaire précise aussi que depuis peu, elle autorise seulement les parloirs avec hygiaphone, derrière une vitre et donc sans contact physique.

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