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Faits divers - Justice

Finistère : les corps d'un père et ses deux enfants découverts à l'association Don Bosco à Landerneau

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Breizh Izel, France Bleu Armorique, France Bleu

Trois corps ont été découverts, ce matin, au siège de l'association Don Bosco à Landerneau (Finistère). Le père aurait tué ses deux enfants, des faux jumeaux âgés de 11 ans, avant de se suicider. Des salariés ont découvert son corps en arrivant au travail vers 7h45.

Les corps des enfants ont été découverts emmitouflés dans des couvertures.
Les corps des enfants ont été découverts emmitouflés dans des couvertures. © Radio France - Morgane Heuclin-Reffait

Landerneau, France

Trois corps ont été découverts ce mercredi matin au siège de l'association Don Bosco, situé dans la zone de Mescoat à Landerneau (Finistère). Le corps du père, un sous-marinier en retraite âgé de 57 ans, a été retrouvé par deux salariés peu avant 8 heures au niveau de la passerelle d’un des bâtiments. Les pompiers ont ensuite retrouvé les corps des deux enfants près du second bâtiment, plus haut, près d’une voiture.

La piste de l'infanticide et du suicide privilégiée

Selon le parquet de Brest, le père a laissé une lettre, dans laquelle il explique son geste. Les enquêteurs ignorent pour l'heure si les deux enfants ont été tués au centre Don Bosco ou au domicile du père. Ces deux faux jumeaux de 11 ans, un garçon et une fille, étaient emmitouflés dans des couvertures quand leurs corps ont été retrouvés. 

Le parquet privilégie la piste d'un double infanticide, avant que le père ne se suicide. Le petit garçon a été étranglé, sa sœur est décédée d'un coup de couteau à la gorge. 

Une enquête lancée suite à des menaces

La petite fille handicapée était suivie à l’Institut médico-éducatif de Landerneau. Selon le directeur général des foyers Don Bosco, Michel Jézéquel, un signalement avait été fait il y a deux mois concernant le père qui "était en souffrance et réagissait parfois avec véhémence, on craignait surtout pour lui, explique le directeur. Il était en détresse financière. Il nous avait fait part de difficultés avec son épouse notamment en ce qui concerne l’éducation des enfants". "Tout le monde est sous le choc, c’est affreux", conclut Michel Jézéquel.

Le parquet confirme de son côté qu'une expertise sociale et médico-psychologique venait tout juste d'être ordonnée le 3 octobre suite à un signalement de la mère, qui vit à Brest. Elle avait été renvoyée en mai prochain. Le couple était séparé depuis 2011 et divorcé depuis 2017, avec des relations qui se sont dégradées. Déjà en 2017, la mère avait porté plainte contre le père pour des appels malveillants. En juin dernier, une deuxième plainte avait été déposée pour des menaces de mort sur les enfants.

Le père estimait ne pas être suffisamment informé des conditions dans lesquelles sa fille était prise en charge à l'IME de Landerneau. Il n'avait pas la garde des enfants : il les voyait les mardis soir et mercredi. Il était en conflit avec la direction de l'IME et ses dernières visites sur place se sont déroulées de façon houleuse.  

La cellule d'identification criminelle est sur place

Le colonel Duvinage, commandant du groupement de gendarmerie du Finistère précise : "l'enquête a été confiée à la gendarmerie de Landerneau, avec le renfort de quatre enquêteurs de la Section de recherche de Rennes et de techniciens de la Cellule d'identification criminelle de Quimper". Les investigations sont toujours en cours

Une vingtaine de salariés de Don Bosco, arrivés à partir de 8 heures sur les lieux ce matin, sont regroupés dans un bâtiment de la pépinière d'entreprises située juste en face, de l’autre côté de la route. Un suivi psychologique a été proposé par leur direction à ceux qui le souhaitent

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