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Faits divers – Justice

À Longvic, la ministre du Travail plaide pour plus d’apprentissage

jeudi 26 avril 2018 à 19:48 Par Jacky Page, France Bleu Bourgogne

1,3 million de jeunes Français sont sans travail ni formation. Une situation que l'apprentissage pourrait contribuer à améliorer selon la ministre du travail. Muriel Pénicaud a visité l'École des métiers Dijon-Métropole, nouveau nom du CFA de Longvic.

La ministre du Travail est allée au-devant des apprentis en formation dans une vingtaine de métiers à l'école de Longvic
La ministre du Travail est allée au-devant des apprentis en formation dans une vingtaine de métiers à l'école de Longvic © Radio France - Jacky Page

Longvic, France

Sept apprentis sur dix trouvent un emploi dans les six mois qui suivent la fin de leur formation. Ils sont 400.000 et ils devraient donc être davantage à l'avenir, selon la ministre qui a visité l'École des métiers Dijon-Métropole, où elle a inauguré un nouveau bâtiment d’hébergement des apprentis. On y forme à plus de 20 métiers, et depuis 2001, des jeunes handicapés physiques ou mentaux peuvent également suivre un apprentissage adapté, par le biais du dispositif Opéra, "opérer ensemble pour la réussite de l’apprenti". 

18 jeunes handicapés en formation à Longvic

Une pédagogie adaptée qui a fait ses preuves au bénéfice d'un public plus large, selon Françoise Belot, adjointe de direction référente handicap : "Il y a 18 personnes handicapées par an, mais 80 au total bénéficient du dispositif, parce que le handicap a permis de mettre une méthodologie en place, et de la faire évoluer vers tous les autres apprentis qui avaient des difficultés". Le taux de réussite aux examens de ces jeunes handicapés est équivalent à celui des autres apprentis, de l'ordre de 85%. Un investissement salué par la ministre, qui rappelle qu'il n'y a que "1% seulement de personnes en situation de handicap, dans les centres de formation des apprentis, alors que ce sont 7% des jeunes. Eux aussi ont des choses à apporter à l’entreprise".

Une réforme sur laquelle les régions s'interrogent

Muriel Pénicaud doit présenter en conseil des ministres ce 27 avril son projet de loi sur la réforme de la formation professionnelle. Concernant l'apprentissage, les CFA seraient financés au contrat, c'est-à-dire au nombre d'apprentis qu'ils accueillent. La présidente de la région Bourgogne-Franche-Comté, Marie-Guite Dufay, n'a pas manqué de faire part de ses inquiétudes à la ministre : "De quoi parle-t-on dans ce coût au contrat, parle-t-on uniquement de mètres carrés pédagogiques, des frais de structures, ou est-ce qu’on y inclut les frais de restauration, d’hébergement ?" 

Muriel Pénicaud lui a répondu que ce nouveau financement serait plus équitable : "Aujourd’hui, pour un CAP de cuisinier, il y a des CFA qui touchent 2000 euros, et d’autres 14.000. Je pense que dans les deux cas, il y a un problème". Avec la réforme, les régions, qui géraient jusqu'à présent 1,6 milliard d'euros au titre de la taxe d'apprentissage, ne percevront plus que 250 millions d'euros. Mais elles conserveront leurs prérogatives en matière de formation, comme en témoigne la convention "Plan d’investissement de compétences" signée entre l’État et la région Bourgogne-Franche-Comté. Sa mise en œuvre devrait permettre à près de 6000 demandeurs d’emploi et jeunes peu qualifiés de bénéficier de formations supplémentaires.