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À Montreuil, la Maison des femmes alerte sur les viols conjugaux en plein confinement

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Par , France Bleu Paris

À Montreuil, en Seine-Saint-Denis, la Maison des femmes reçoit tous les jours des appels de victimes qui dénoncent les violences subies pendant le confinement, notamment les viols conjugaux commis par leur conjoint.

Roselyne Rollier, présidente de la Maison des femmes Thérèse Clerc de Montreuil
Roselyne Rollier, présidente de la Maison des femmes Thérèse Clerc de Montreuil © Radio France - Hajera Mohammad

Ce 25 novembre, c'est la journée mondiale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. Une journée particulière, cette année, en pleine épidémie et dans un contexte de confinement, qui augmente le risque de violences. 

Hausse des signalements pendant le confinement

Lors du premier confinement, les violences conjugales ont été cinq fois plus nombreuses qu'en temps normal, et depuis le reconfinement, le 30 octobre dernier, la plateforme de signalements en ligne a enregistré une hausse de 15% des appels de victimes. À la Maison des femmes Thérèse Clerc de Montreuil (Seine-Saint-Denis), beaucoup d'appels ont été reçus, également, notamment de femmes en détresse, enfermées avec leur conjoint à la maison et qui, pour certaines, ont été victimes de viols conjugaux à répétition.

"On est sur la thématique classique du patriarcat où le monsieur se croit propriétaire du corps de madame", explique Roselyne Rollier. La présidente de la Maison des femmes a été marquée par les témoignages qu'elle entend depuis le printemps dernier. "Il y a des femmes qui se couchaient tous les soirs avec un jean bien boutonné pour ne pas être violée pendant la nuit... des femmes qui ne dormaient pas du tout, qui étaient donc fatiguées et encore plus stressées en plein confinement". D'autres se soumettent, par peur de prendre des coups. Enfin, il y a celles qui n'ont même pas conscience de subir un viol conjugal, qui reste encore très tabou dans notre société.

Si de nouvelles places d'hébergement ont été ouvertes depuis un an, en Seine-Saint-Denis, la Maison des femmes de Montreuil a encore du mal à en trouver pour ces femmes victimes de viols conjugaux."On m'a déjà dit que ce n'est pas une violences aggravée, qu'il n'y a pas grand danger, mais le viol est un crime. Prévenir un crime, c'est notre rôle, c'est la loi !", rappelle la présidente. 

À Montreuil, la Maison des femmes alerte sur les viols conjugaux en plein confinement

Des dispositifs spécifiques pendant le confinement

Pendant la période confinement, plusieurs dispositifs territoriaux ont été déployés par la préfecture de Seine-Saint-Denis. Des permanences d'accueil ont été installées dans des centres commerciaux d'Épinay-sur-Seine et à Sevran. Une communication ciblée a été mise en place auprès des bailleurs, sur les tickets de caisse des magasins ou encore dans les colis alimentaires. Plusieurs associations comme SOS victimes, SOS femmes 93, sans oublier le numéro 39.19, sont disponibles pour aider et guider les victimes. 

Enfin, dans le cadre du Grenelle contre les violences conjugales, 71 places d'hébergement avec accompagnement social pour des femmes victimes de violences ont été créées (il y en a 400 au total dans le département) et le nombre de "téléphones grave danger" mis à disposition des magistrats est passé de 40 à 45. 

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