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Faits divers – Justice

À Perpignan, un détenu handicapé n’a pas pu vider sa poche à excréments pendant cinq jours

mercredi 30 mai 2018 à 19:10 Par François David, France Bleu Roussillon

L’observatoire international des prisons s’alarme de la situation d’un détenu perpignanais, placé en quartier disciplinaire « sans son matériel médical » malgré de graves problèmes de santé.

 Centre pénitentiaire de Perpignan
Centre pénitentiaire de Perpignan © Radio France - Sébastien Berriot

Perpignan, France

« La situation est scandaleuse » selon l’Observatoire international des prisons. En novembre dernier, un homme en détention provisoire à la maison d’arrêt de Perpignan a été « envoyé au quartier disciplinaire sans son matériel médical, et malgré les contre-indications des médecins ».

L’homme a été incarcéré en mai 2017, quelques jours seulement après avoir été gravement blessé : une balle lui a traversé le ventre. Depuis, il est équipé d’un poche externe, directement reliée à son intestin, pour évacuer ses selles. Cette poche doit être vidée quotidiennement.

Or, selon l’OIP, l’homme n’a pas pu changer son matériel médical pendant cinq jours. « La logique disciplinaire a prévalu sur la logique sanitaire » se désole Sarah Bosquet, chargée d’enquête.

Sarah Bosquet : « une situation scandaleuse »

A ce jour, ce prévenu n’est plus en quartier disciplinaire, mais il doit partager sa cellule avec un codétenu, « une situation loin de lui garantir le respect de son intimité et attentatoire à sa dignité », poursuit l’Observatoire, qui préconise une remise en liberté pour raisons médicales : « il aurait perdu 17 kg depuis qu’il est en détention ». 

Ce mercredi soir, la direction du centre pénitentiaire n’avait pas répondu à nos sollicitations. 

De son coté, le syndicat FO pénitentiaire tient à préciser que « seuls les détenus coupables de fautes graves sont placés en quartier disciplinaire ». L'organisation syndicale UFAP/UNSA ajoute de son côté que ce détenu « refuse de se faire soigner » en Unité Hospitalière Sécurisée Interrégionale à Toulouse. Toujours selon le syndicat, l'homme aurait profité de sa poche pour cacher du cannabis, et trafiquer des stupéfiants au sein de la prison.