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Faits divers – Justice

Migrants : le préfet des Alpes-Maritimes hausse le ton contre l'ONG Oxfam et défend les policiers de Menton

lundi 25 juin 2018 à 15:38 Par Violaine Ill, France Bleu Azur

En plein débat sur les conditions d'accueil des migrants, le préfet des Alpes-Maritimes défend le travail des policiers et des gendarmes à la frontière franco-italienne de Menton après les critiques de plusieurs associations et du contrôleur général des lieux de privation de liberté.

contrôle des gendarmes près de la frontière franco-italienne
contrôle des gendarmes près de la frontière franco-italienne - maxppp

Menton, France

Georges-François Leclerc ne mâche pas ses mots après les mises en causes de l'action des autorités dans plusieurs rapports qui dénoncent les conditions de traitement "indignes" des personnes en situation irrégulière à la frontière franco-italienne. Selon le préfet des Alpes-Maritimes, "il y a deux catégories de rapports" : d'abord ceux des organisations non gouvernementales (ONG) qui ont un point de vue "essentiellement politique" et qui sont "peu recommandables", comme Oxfam, qui dénonce de mauvais traitements.

"Les policiers aux frontières lacéreraient les chaussures des jeunes en situation irrégulière. C'est une plaisanterie ! Plus c'est gros, plus ça passe." Georges-François Leclerc

"Les policiers et les gendarmes français respectent le droit", répond le préfet aux mises en causes du rapport du contrôleur général des lieux de privation de liberté. Le rapport dénonce les conditions d'attente "indignes" dans les locaux de la police aux frontières à Menton,  assure que des dizaines de migrants sont renvoyés "à la chaîne", et évoque des "formulaires pré-cochés" pour ceux qui ne parlent pas français.

Le contrôleur général des lieux de privation de liberté "s'est trompé"

Le Contrôleur général des lieux de privation de liberté "s'est trompé" selon le préfet : "Je conteste respectueusement point par point", y compris "les jugements de valeur consignés".  Georges-François Leclerc ajoute que selon une ordonnance du 5 juillet 2017 du Conseil d'État,  "il ne résulte pas de l'instruction que les étrangers retenus dans les bâtiments de Menton à la frontière seraient maintenus dans des conditions attentatoires à la dignité humaine". 

Il y a un vrai débat sur la définition du lieu.  Pour le préfet, "c'est un simple poste de police de frontière et non pas un centre de détention avec des obligations particulières". Tout le débat juridique selon lui porte sur le fait "qu'il s'agisse ou non d'un lieu de rétention".   

15.000 reconduites à la frontière et 150 passeurs interpellés 

Quelque 370 passeurs ont été interpellés à la frontière franco-italienne et 50.000 étrangers reconduits en Italie sur l'année 2017. Depuis le début de l'année 2018, les chiffres, pour l'instant, sont en baisse avec 15.000 étrangers en situation irrégulière reconduits en Italie et 150 passeurs interpellés. 

interview du préfet des Alpes Maritimes Georges-François Leclerc