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Faits divers – Justice

A Reims, le syndicat SGP Police Force Ouvrière appelle au rassemblement ce mardi

mardi 9 janvier 2018 à 10:41 Par Annelaure Labalette, France Bleu Champagne-Ardenne

A midi ce mardi, le syndicat SGP Police FO appelle au rassemblement devant les commissariats de France pour soutenir les policiers agressés la semaine dernière en région parisienne. Plusieurs policiers rémois répondront à l'appel. Ils demandent au Gouvernement plus d'écoute et d'aide.

Une insigne de Police
Une insigne de Police © Maxppp - Florent Moreau/ La Voix du Nord

Reims, France

Une semaine après l'agression de policiers en région parisienne à Champigny-sur-Marne et Aulnay-sous-bois, le syndicat SGP Police FO et ses membres seront rassemblés devant le commissariat de Reims à midi. Ils dénoncent des passages à tabac "gratuits" qui relancent ces derniers jours le débat sur les réponses à apporter notamment par la Justice

Pour Christian Pous, le secrétaire régional SGP Police FO  Champagne-Ardenne "ces problèmes d'agressions récurrentes ne sont pas pris au sérieux" et il faut que cela change d'après lui. 

Interview de Christian Pous, secrétaire régional du syndicat SGP Police Force Ouvrière en Champagne-Ardenne

Le rassemblement de ce mardi est aussi l'occasion de mettre un coup de pression au Gouvernement à la veille d'une réunion entre le ministre de l'intérieur Gérard Collomb et les représentants nationaux des syndicats policiers. 

Aujourd'hui, les principales revendications du syndicat SGP Police FO sont simples. "il s'agit tout d'abord, sans faire un cours de Droit, de faire respecter la loi". Christian Pous explique qu'aujourd'hui, un outrage à agent dépositaire de l'autorité publique est punit d'un an de prison et de 15.000 euros d'amende. Mais dans les faits, la plupart du temps, la justice condamne les auteurs à 35 heures de TIG (Travaux d'Intérêt Généraux) ou au maximum à 70 heures, ce qui est "complètement dérisoire" d'après Christian Pous.

Policeirs devant un commissariat - Maxppp
Policeirs devant un commissariat © Maxppp - La Dépêche du Midi/ Thierry Bordas

Les policiers demandent également l'application des peines dès les premiers faits et pas seulement lorsqu'ils sont commis lors de récidives. Christian Pous et ses collègues du syndicat SGP Police émettent aussi l'idée de la mise en place de magistrats spécialisés dans le domaine des personnes dépositaires de l'autorité publique, "des juges qui pourraient mieux nous comprendre". Cela permettrait aussi d'après Christian Pous d'avoir des décisions fermes, cohérentes et uniformes sur l'ensemble de la France.

En revanche, le syndicat Alliance, majoritaire dans la Police est favorable au retour des peines plancher (elles avaient été mises en place par Nicolas Sarkozy en 2007 pour tous les crimes et délits en cas de récidive. Elles avaient ensuite été supprimées lors de l'arrivée de Christiane Taubira au ministère de la Justice sous le gouvernement de François Hollande en 2014) ce qui n'est pas le cas du syndicat SGP Police FO. Pour Christian Pous "ces peines lorsqu'elles ont été instaurées n'ont pas apporté de résultats suffisants parce qu'une fois de plus, on faisait appel à la subjectivité des juges qui décidaient ou non de mettre en place ces peines plancher".