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Faits divers – Justice DOSSIER : Mouvement des "gilets jaunes"

À Saint-Brieuc, la justice interdit à des gilets jaunes de sortir la nuit

lundi 3 décembre 2018 à 20:21 Par Johan Moison, France Bleu Armorique, France Bleu Breizh Izel et France Bleu

À Saint-Brieuc, la comparution immédiate des huit gilets jaunes poursuivis après les débordements à Langueux dans la nuit de samedi à dimanche, a été renvoyée au 7 janvier. En attendant, ils sont placés sous contrôle judiciaire et n'ont pas le droit de sortir la nuit.

Des Gilets jaunes sortent libres du Palais de Justice, sous une haie de d'honneur de Gilets jaunes chantant la Marseillaise. Ils seront jugés le 7 janvier.
Des Gilets jaunes sortent libres du Palais de Justice, sous une haie de d'honneur de Gilets jaunes chantant la Marseillaise. Ils seront jugés le 7 janvier. © Radio France - Johan Moison

Saint-Brieuc, France

Ils n'ont pas le profil du casseur. Les huit gilets jaunes qui devaient être jugés en comparution immédiate ce lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc sont tous des hommes, âgés de 19 à 31 ans. Ils vivent dans les Côtes d'Armor ou en Ile-et-Vilaine. La plupart a un casier judiciaire vierge. Ils sont chauffeur-routier, mécanicien, intérimaire, employé de pompes funèbres... Pas de gros salaires, certains sont mariés, ont des enfants. Certains sont propriétaires de maisons qu'ils rénovent. Tous ont des projets. 

Violences et outrages

Interpellés dans la nuit de samedi à dimanche dans la zone commerciale de Langueux près de Saint-Brieuc, ils sont poursuivis pour violence envers les forces de l'ordre, jets de bouteilles notamment, et pour avoir, entre autres, traiter les policiers de "fils de pute", de "sale race" en leur faisant des doigts d'honneur. 

"Couvre-feu judiciaire"

Le tribunal a décidé de renvoyer l'affaire au 7 décembre "pour juger dans des conditions correctes". En attendant, ils sont placés sous contrôle judiciaire, ne doivent pas se rendre sur les communes de Trégueux et Langueux et ne doivent pas quitter leur domicile la nuit. Il s'agit d'un "couvre-feu judiciaire", comme l'a expliqué le procureur de la République.  

Des gens comme tout le monde qui ont juste de la colère

"On est rassuré et soulagé", explique Benoit Julou l'un des initiateurs du mouvement des gilets jaunes dans les Côtes d'Armor présent dans la salle d'audience. "Ce sont des gens comme tout le monde qui ont juste de la colère et qui ont des choses à dire".