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Dossier : Attentat à Saint-Quentin-Fallavier

Attentat de Conflans : une minute de silence à Saint-Quentin-Fallavier, frappée aussi par le terrorisme

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Par , France Bleu Isère

Ce mercredi 21 octobre, à midi, devant la mairie de Saint-Quentin-Fallavier (Isère), une minute de silence a été observée en hommage à Samuel Paty, enseignant décapité. Une attaque terroriste dont le mode opératoire n'est pas sans rappeler l'attentat qu'a connu la ville en 2015.

La minute de silence a été conclue par quelques applaudissements.
La minute de silence a été conclue par quelques applaudissements. © Radio France - Céline Loizeau

Près de 100 personnes, dont plusieurs jeunes enfants, se sont retrouvées ce mercredi 21 octobre, à midi, devant l'Hôtel de Ville de Saint-Quentin-Fallavier (Isère). Comme d'autres communes, on peut citer Eybens ou Grenoble, la municipalité a décidé d'organiser, malgré les conditions sanitaires liées au coronavirus, une minute de silence en la mémoire de Samuel Paty.

Vendredi 16 octobre, dans l'après-midi, cet enseignant de 47 ans a été décapité non loin de son collège à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) pour avoir montré lors d'un cours sur la liberté d'expression des caricatures du prophète Mahomet. 

Liberté d'expression, laïcité

Maryse, 64 ans, est venue accompagnée de ses petits-enfants. Elle dit être "d'une génération où la parole était libre. Plus on avance dans les générations et plus j'ai l'impression qu'on veut nous enlever cette liberté d'expression." Nicole, la trentaine, est elle venue pour "montrer son soutien envers tous ces professeurs pour qu'ils continuent d'enseigner la liberté d'expression, car c'est important."

Parmi les personnes présentes, il y a quelques enseignants. C'est le cas de Valérie, professeure des écoles à Villefontaine, depuis peu après une reconversion. Elle est venue pour rendre hommage à Samuel Paty : "il faisait son travail. Il essayait d'aider les enfants à devenir autonome, libre de penser et on l'a abattu pour ça." Elle évoque aussi sa "formation où l'idée de laïcité apparaît beaucoup." Si avec ces jeunes élèves, elle est peu confrontée à ce débat, elle dit que cette thématique fait se poser beaucoup de questions : "qu'est ce que j'ai le droit de dire, de pas dire (...) Il faut vraiment qu'on puisse en parler pour sortir de l'obscurantisme et sortir des idées toutes faites que l'on a sur les religions." 

Valérie, professeure des écoles, non loin de là, à Villefontaine.
Valérie, professeure des écoles, non loin de là, à Villefontaine. © Radio France - Céline Loizeau

Le souvenir du 26 juin 2015 aussi, l'attentat sur la commune

A Saint-Quentin-Fallavier, la mort par décapitation de Samuel Paty a forcément fait revenir dans les mémoires celle d'Hervé Cornara. Le chef d'entreprise avait été découvert sur la zone logistique, tué ainsi par un employé. Ce dernier avait ensuite tenté de projeter un utilitaire sur des bonbonnes de gaz de l'usine Air Products. Une attaque terroriste qui remonte au 26 juin 2015.

"C'est un niveau de barbarie qu'on a de la peine à réaliser, à comprendre", précise le maire, Michel Bacconnier. Jean-Paul Morel, élu de la majorité depuis 1983 dit y "avoir repensé tout de suite. On n'a pas oublié. Personnellement, dès que je passe devant l'usine, j'y pense c'est inévitable." David Cicala, pour l'opposition, parle "de flashes qui reviennent quand il passe devant l'usine". Et de regretter que malheureusement "rien n'a changé" entre ces deux drames.

Le maire Michel Bacconnier a pris la parole quelques instants avant cette minute de silence.
Le maire Michel Bacconnier a pris la parole quelques instants avant cette minute de silence. © Radio France - Céline Loizeau

Véronique, 39 ans, est venue avec ses deux garçons : "on ne pensait pas que ça pouvait arriver ici un jour et c'est arrivé. Et ça arrive ailleurs. Cela arrive partout en fait (...) Nous, à notre échelle, on est impuissant, mais on montre quand même qu'on est là, solidaires des autres personnes dans leur malheur."

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