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Faits divers – Justice

À Sens, huit mois de prison avec sursis pour avoir soutiré plus de 230.000 euros à un octogénaire

jeudi 10 janvier 2019 à 18:53 Par Kevin Dufreche et Renaud Candelier, France Bleu Auxerre

Le tribunal de Sens a condamné jeudi une aide à domicile à huit mois de prison avec sursis, pour abus de faiblesse sur un octogénaire chez qui elle travaillait. Entre 2009 et 2013, elle a obtenu de sa part 230.000 euros.

Cette aide à domicile de 61 ans a écopé de 8 mois de prison avec sursis pour abus de faiblesse. Elle a également interdiction d'exercer au près des particuliers pendant 5 ans.
Cette aide à domicile de 61 ans a écopé de 8 mois de prison avec sursis pour abus de faiblesse. Elle a également interdiction d'exercer au près des particuliers pendant 5 ans. © Radio France - Renaud Candelier

Sens, France

Une ancienne habitante de Saint-Valérien âgée de 61 ans, a été condamnée hier à 8 mois de prison avec sursis par le tribunal de Sens, pour abus de faiblesse. Elle avait obtenu d'un octogénaire du Sénonais chez qui elle travaillait plus de 230.000 euros entre 2009 et 2013. 

Rémunération doublée

Payée un temps 1.000 euros par mois en chèques emplois services, subitement, son patron aurait décidé de la payer en liquide, et de doubler sa rémunération. A cela s'ajoutent des chèques : un premier de 12.000 euros en 2009 ; puis bien d'autres, pour un total de 80.000 euros cette même année. "Je lui avais dit que je rêvais d'avoir un mobile home", explique la prévenue.

"Il me considérait comme sa fille"

A en croire cette aide à domicile, son employeur de 87 ans était devenu un proche : "il me considérait comme sa fille", affirme-t-elle. En 2009, la victime avait fait un AVC. Quatre ans plus tard, c'est un signalement de la banque qui lance l'enquête. L'aide ménagère déménage alors en Haute-Savoie, il faudra un mandat de recherche pour la trouver.

Durant toute cette période, l'aide-ménagère était inscrite à Pole Emploi et n'a déclaré aucun revenu.  En plus de la prison avec sursis, elle écope d'une interdiction d'exercer auprès des particuliers pendant cinq ans. Une audience pour estimer les dommages et intérêts aura lieu au printemps.