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À Toulouse, le procès en appel du chauffard qui a tué un gendarme en Ariège

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Par , France Bleu Occitanie, France Bleu

Le procès en appel de Loic Gékière, 33 ans, s'est ouvert ce lundi aux assises de Toulouse. Il est jugé pour avoir percuté et tué un gendarme au volant d'une voiture en novembre 2016 près de Tarascon-sur-Ariège. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.

Le procès se déroule à la cour d'assises de Haute-Garonne (Toulouse)
Le procès se déroule à la cour d'assises de Haute-Garonne (Toulouse) © Radio France

C'est un homme au crâne rasé, maigre et éprouvé par des années de prison qui s'est présenté dans le box pour le premier jour de son procès en appel. Loic Gékière, 33 ans, est jugé en appel devant les Assises de Toulouse depuis ce lundi et toute la semaine après avoir tué un gendarme en fonction le soir du 26 novembre 2016 près de Tarascon-sur-Ariège. 

Vers 23h ce soir-là, au volant d'une voiture Lancia alors qu'il n'avait pas le permis et qu'il était interdit de séjour en Ariège, l'accusé aperçoit au loin un contrôle routier de gendarmes. Il décide de fuir et percute avec sa voiture le major Christian Rusig, 55 ans, dans sa course-poursuite avec les forces de l'ordre. Le gendarme décède finalement de ses blessures quelques heures plus tard à l'hôpital de Purpan à Toulouse. 

Réclusion criminelle à perpétuité

Le tribunal de Foix avait déjà condamné Loic Gékière à la réclusion criminelle à perpétuité en 2019 avec une peine de sûreté de 20 ans. Après avoir fait appel, l'accusé se retrouve de nouveau devant la justice cette semaine. Il ne comprend pas la première décision du tribunal, "une peine beaucoup trop lourde" pour lui. 

Il assure aussi qu'il s'agit d'un accident et que son acte n'était en aucun cas intentionnel. Le major Christian Rusig portait pourtant un bandeau réfléchissant au moment des faits. L'accusé assure lui ne pas l'avoir vu et avoir cherché à fuir sous le coup de la peur. 

Une haine des forces de l'ordre

Le passé judiciaire de Loic Gékière ne plaide pas en sa faveur. Plus de 20 mentions à son casier, près de 12 années de prison cumulées avant le meurtre... L'accusé était déjà connu très défavorablement des forces de l'ordre.

Il leur voue d'ailleurs "une véritable haine". "Une violence parfois inouie" décrite par les gendarmes, l'accusé lui-même ainsi que sa compagne de l'époque au moment des faits. Sa page Facebook était d'ailleurs remplie de messages haineux contre les forces de l'ordre.  

"C'était lui ou moi"

Cette haine marquée contre l'autorité en général, Loic Gékière l'a bien exprimé verbalement plusieurs fois. Il avait déjà menacé directement plusieurs gendarmes lors d'interpellations. Sa compagne de l'époque au moment des faits rapporte également des propos marquants. Il lui aurait dit plusieurs fois qu'en cas de contrôle des gendarmes, il "foncerait dans le tas". Il aurait également dit à l'officier qui l'a mis en joue puis arrêté le soir du meurtre que "c'était lui (Christian Rusig) ou moi"

Verdict vendredi

Les jurés avaient souligné un manque d'empathie de l'accusé pour la famille de la victime durant son premier procès à Foix. Même s'il "regrette son geste", Loic Gékière a parfois répondu avec agressivité et véhémence aux questions du président lors de la première journée du procès. 

Le verdict de cette affaire est en tout cas attendu le vendredi 26 juin. 

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