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Dordogne : le propriétaire d'une chienne morte affamée condamné à deux mois de prison avec sursis

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Ce vendredi 27 août se tenait le procès de l'ancien propriétaire de Ghalia, une chienne abandonnée pendant "plusieurs semaines" dans une maison. Avant ça, elle servait de "machine à faire des bébés". L'éleveur non déclaré est condamné par le tribunal de Bergerac à 2 mois de prison avec sursis.

Ghalia, une semaine après sa saisie par la SPA Ghalia, une semaine après sa saisie par la SPA
Ghalia, une semaine après sa saisie par la SPA - SPA

Ghalia pèse 32 kilos quand elle est récupérée par les bénévoles de la SPA dans une maison abandonnée de Tursac, en Dordogne. Une chienne de cette race Mastiff pèse normalement entre 60 et 70 kilos. Elle tient à peine debout "à quelques jours de la mort" selon une enquêtrice de la SPA venue assister à l'audience au tribunal de Bergerac. Sans eau, ni nourriture  "depuis plusieurs semaines" selon la SPA, la chienne mange des draps. Les bénévoles en retrouvent dans ses selles.

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Morte des suites de sa maltraitance

Avant cet abandon, cet animal âgé de sept ans servait à son propriétaire de "machine à faire des bébés", jusqu'à sa stérilisation en 2017, en raison d'une grave infection consécutive à l'une de se portées. C'est d'ailleurs après cette opération que son propriétaire de 28 ans l'abandonne dans sa maison : elle ne lui sert plus à rien. Avant sa stérilisation, Ghalia pouvait être contrainte à deux portées par an. Chaque chiot garantissait à son propriétaire entre 800 et 1.500 € à la vente, à raison de sept à huit animaux par portée.

Récupérée par l'association sur ordre du Parquet en 2018, Ghalia est prise en charge par une famille d'accueil avant de mourir six mois plus tard, des suites de sa maltraitance.  

Prévenu volatilisé

En décembre 2017, Karine Dauriac, une enquêtrice de la SPA se rend chez le propriétaire de Ghalia à Tursac. À l'époque la chienne se trouve dans un garage sans lumière et avec plusieurs chiots. Seule, l'enquêtrice ne peut pas forcer le propriétaire à tout lui montrer. Elle ne verra que quelques chiots, un par un, devant le garage. Suivront plusieurs visites dans cet élevage non déclaré, décrit comme "insalubre" par l'enquêtrice bénévole. 

Le propriétaire de la maison, aux 15 mentions sur son casier judiciaire "connait parfaitement les règles" relève Maître Catherine Chevallier à l'audience, l'avocate de la SPA qui s'est portée partie civile dans cette affaire "il sait quelles sont les limites à ne pas dépasser pour ne pas être considéré comme un professionnel (...) il sait contourner la loi : même devant vous !" Le prévenu n'est pas présent à l'audience, il ne l'était pas non-plus lors de son audience précédente sous le régime de la comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité (CRPC). L'adresse qui figure au dossier n'est plus la sienne et il est injoignable. 

En plus des deux mois de prison avec sursis, le prévenu a été condamné à verser 1.500 euros de dommages.

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