Faits divers – Justice

Abattoirs AIM : la justice laisse une chance au projet de coopérative

Par Eric Turpin, France Bleu Normandie (Calvados - Orne) et France Bleu Cotentin jeudi 19 mars 2015 à 15:03 Mis à jour le jeudi 19 mars 2015 à 18:00

Une soixantaine de salariés d'AIM devant le tribunal de commerce de Coutances qui examine le sort des abattoirs
Une soixantaine de salariés d'AIM devant le tribunal de commerce de Coutances qui examine le sort des abattoirs © Julien Pasqualini - Radio France

Le tribunal de commerce de Coutances s'est penché jeudi après-midi sur l'avenir des abattoirs AIM, menacés de liquidation. Il a accordé un délai d'une semaine aux représentants du personnel pour finaliser leur projet de coopérative ouvrière. Le rendez vous est fixé au vendredi 27 mars.

C'est un nouveau répit pour les 590 salariés des abattoirs AIM. La justice reporte une nouvelle fois sa décision. Un ouf de soulagement pour la petite centaine de salariés qui patientait depuis le début de l'audience à 14h30 devant le tribunal de commerce de Coutances. Mais ce n'est pas une garantie pour l'avenir. 

Les 375 salariés du site de Sainte-Cécile ont en tout cas obtenu un nouveau délai, d'une semaine, pour finaliser leur projet de coopérative ouvrière, le dernier repreneur potentiel ayant renoncé il y a dix jours. Le tribunal de commerce de Coutances examinera le dossier le 27 mars prochain. 

Un projet de 11 millions d'euros

Pour que le projet soit viable, 11 millions d'euros sont nécessaires. Et pour l'instant, il n'y a que 8 millions d'euros dans les caisses. Il manque donc encore trois millions. Elise Brand, l'avocate du comité central d'entreprise en appelle à l'Etat. « AIM ne doit pas être un nouveau Florange » , a-t-elle déclaré à l'issue de l'audience. 

Le projet permettrait de garder un salarié sur deux. Il a le soutien du Département de la Manche et de la Région Basse-Normandie. Les deux collectivités sont décidées à entrer dans le capital social de l'éventuelle scop, via la société d'ecomomie mixte propriétaire des locaux d'AIM, à condition que ce soit viable. 

Une seule offre pour les bretons

Les salariés du site d'Antrain en Ille-et-Vilaine, seront fixés sur leur sort le 31 mars. C'est à cette date que le tribunal de commerce examinera la seule offre après le retrait jeudi matin de Yves Fantou. Il s'agit de la holding Les Rosaires, qui détient trois sites agroalimentaires dont Monfort Viandes au Fouët dans le Morbihan. Elle reprendrait 71 salariés sur les 179 qui y travaillent actuellement.

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