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Abus sexuels dans l'Église à Dijon : "contribuer à libérer la parole"

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Par , France Bleu Bourgogne

La Ciase est à Dijon ce mardi. Cette commission indépendante, créée à l'initiative de l'Église catholique, sillonne la France depuis plusieurs mois pour récolter des témoignages de victimes d'abus sexuel au sein de l'institution religieuse, depuis 70 ans.

Jean-Marc Sauvé préside la Ciase
Jean-Marc Sauvé préside la Ciase © Maxppp - Stéphane GUIOCHON

C'est un sujet on ne peut plus délicat. Les abus sexuels au sein de l'église seront au menu d'une réunion ce mardi à Dijon, organisée par la Ciase, la commission indépendante créée pour l'occasion, et dont les rôles sont multiples, comme le souligne son président, Jean-Marc Sauvé.

Il s'agit tout d'abord "de faire la lumière sur ce qui s'est passé dans l’église catholique en matière d'abus sexuels depuis les les années 50. C'est la raison pour laquelle il nous faut recueillir des témoignages et contribuer à libérer la parole des victimes. La deuxième mission, c'est de comprendre ce qui s'est passé, d'examiner comment ces affaires ont été traitées, ou pas traitées, et enfin de faire toute recommandation utile pour faire en sorte que ces drames-l)à ne se reproduisent plus, et faire en sorte qu'ils puissent être réparés de manière adéquate."

"J'attends d'être enfin reconnu comme victime." - Éric, 53 ans, habitant de Talant

Lors de cette réunion dijonnaise, donc, des victimes vont pouvoir s'exprimer, parfois pour la toute première fois depuis les faits. C'est le cas d'Éric, 53 ans. Il habite Talant, et aujourd’hui il veut briser le silence, se libérer de son fardeau, ces abus subis au début des années 80, de la main d'un prêtre. "Je ne supporte plus la présence d'hommes, ça me ramène à ce qui m'est arrivé avec ce prêtre. La démarche c'est effectivement de libérer la parole, il faut que les gens puissent se libérer de ce poids qui les ronge. J'attends d'être enfin reconnu comme une victime, de ne plus souffrir comme je souffre depuis si longtemps."

Commission vraiment indépendante ?

Mais, sachant que l'Église est derrière tout cela, peut-on vraiment se fier à l'indépendance de cette commission, la Ciase ? "J'ai naturellement beaucoup de défauts", répond Jean-March Sauvé_, "mais j'ai acquis, en 45 ans de vie professionnelle, une certaine réputation d'impartialité, et aussi d'avoir toujours pris au sérieux les responsabilités qui étaient les miennes. J'ai été notamment secrétaire général du gouvernement pendant 11 ans et j'ai présidé le conseil d'_État pendant 12 ans. j'ai créé une commission pluraliste, par les compétences de ses membres, avec des juristes, des médecins, psychiatres, psychologiques, psychanalystes, des spécialistes des questions de santé, de travail social, de maltraitance des enfants, des historiens, des chercheurs, sociologues, et puis des théologiens. Toutes les opinions et confessions sont représentées."

  • La Ciase, en partenariat avec France Victimes, a mis en place un numéro de téléphone spécial (01 80 52 33 55), ouvert sept jours sur sept de 9 heures à 21 heures, une adresse mail (victimes@ciase.fr) et une boîte postale.
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