Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Faits divers – Justice

Un accident de bus simulé pour entraîner les secours à Reims

jeudi 5 juillet 2018 à 18:01 Par Aurélie Jacquand et Sophie Constanzer, France Bleu Champagne-Ardenne

Près de 200 personnes ont participé ce jeudi à un exercice NOVI "nombreuses victimes". Le scénario : un bus qui se renverse et qui écrase des voitures. La police, les pompiers, le Smur, la sécurité civile, doivent se coordonner pour venir en aide au plus vite à une cinquantaine de victimes.

L'exercice s'est déroulé derrière les locaux de Citura à Reims
L'exercice s'est déroulé derrière les locaux de Citura à Reims © Radio France - Aurélie Jacquand

Reims, France

La scène se veut la plus réaliste possible : les pompiers découpent le pare-brise du bus et font sortir les passagers un à un. La cinquantaine de figurants jouent le jeu, il y a des cris, du sang, certains ont des membres sectionnés, d'autres sont fortement choqués. Rapidement, mais dans le calme, les secours se mettent en place : 80 pompiers et 20 médecins du Smur sont présents, aux côtés de 30 policiers et de membres de la sécurité civile. Au total, 200 personnes sont mobilisées pour cet exercice de plan ORSEC "nombreuses victimes" (NOVI).

Les premiers sur place sont les pompiers et les policiers, mais contrairement à ce que l'on pourrait penser, l'urgence n'est pas forcément de soigner les victimes : "Quand le 1er médecin arrive sur place, son rôle c'est de dénombrer les victimes, leur typologie, les pathologies dominantes... c'est essentiel parce qu'on ne peut pas envoyer 15 blessés dans un hôpital qui peut en gérer que 2", précise Frédéric Fishback, médecin responsable du Smur. 

Et pour cet exercice, même le transport des victimes vers les centres hospitaliers était réel : "On le fait rarement, d'habitude on simule. Cette fois ils vont vraiment aller à l'hôpital, or les évacuations sont souvent le plus compliqué à gérer lors d'un accident parce que ça demande des moyens, des ambulances, du personnel et puis ça prend du temps", explique Frédéric Fishback.

L'exercice a duré toute la matinée à Reims - Radio France
L'exercice a duré toute la matinée à Reims © Radio France - Aurélie Jacquand
Une cinquantaine d'élèves infirmiers et de salariés de Citura ont joué les figurants - Radio France
Une cinquantaine d'élèves infirmiers et de salariés de Citura ont joué les figurants © Radio France - Aurélie Jacquand

A chaque victime est attribué un bracelet avec un code barré afin de l'identifier tout au long de sa prise en charge. Les victimes en urgence vital sont emmenés tout de suite à l'hôpital, les autres passent par le PMA, le Poste médical avancé, mis en place par les pompiers. Pour cet exercice, les premiers blessés entrent enfin dans le PMA près de 2 heures après l'accident, mais en temps normal, le Lieutenant-colonel Cédric Rigolet, chef du pôle opération du Sdis de la Marne, assure que c'est beaucoup plus rapide : "On fixe l'arrivée sur les lieux à 40 minutes maximum, partout dans le département. Ensuite il faut le temps de monter le PMA, mais ça veut dire qu'au bout d'1h10 maximum on est capable d'accueillir des victimes avant de les envoyer vers les hôpitaux".

Le PMA permet d'apporter les soins avant le transport vers le centre hospitalier - Radio France
Le PMA permet d'apporter les soins avant le transport vers le centre hospitalier © Radio France - Aurélie Jacquand
Ce sont les pompiers qui mettent en place le Poste médical avancé - Radio France
Ce sont les pompiers qui mettent en place le Poste médical avancé © Radio France - Aurélie Jacquand

En cas d’accident de ce genre, en plus des victimes il faudrait également gérer et informer les familles; c'est le rôle de la Préfecture et de la mairie qui mettent en place des cellules de crise. Le dernier gros accident de ce genre dans la Marne avait eu lieu en 2015 à Fagnières : un car d’Anglais s'était renversé dans un fossé, faisant un mort.