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Faits divers – Justice

Accident de canyoning en Corse : deux rescapés sont costarmoricains, le guide décédé était finistérien

jeudi 2 août 2018 à 20:34 Par Céline Guétaz, France Bleu Armorique et France Bleu Breizh Izel

C'est l'un des accidents de canyoning les plus meurtriers en France. Cinq personnes sont décédées dans cet accident à Soccia en Corse du Sud. Le guide, originaire du Finistère, fait partie des victimes. Deux rescapés sont costarmoricains.

C'est dans le canyon de Zoicu à Soccia que cinq personnes sont décédées dans l'accident de canyoning
C'est dans le canyon de Zoicu à Soccia que cinq personnes sont décédées dans l'accident de canyoning © Maxppp - Pascale Chauveau

Cinq personnes sont décédées dans cet accident de canyoning survenu le 1er août dans le canyon de Zoicu en Corse. Une crue soudaine a emporté le groupe composé au départ de 13 personnes dont le guide. Ce guide était originaire de Pluguffan, près de Quimper. Prénommé Pierre, il fait partie des victimes. 

A un moment de la descente dans le canyon, et alors que les pluies étaient diluviennes, une partie du groupe (5 personnes) a décidé de s'arrêter. Le reste du groupe composé de 7 personnes a poursuivi la descente avant d'être surpris par une vague décrite comme importante -on parle de trois mètres- "cette vague va les submerger et les emporter" explique le procureur d'Ajaccio, Eric Bouillard. 

Deux rescapés costarmoricains

L'une des guides d'un des groupes qui avaient rebroussé chemin est revenue  "vers ceux qui étaient en difficulté et a lancé une corde", permettant à deux des sept personnes emportées, un homme de 40 ans et son fils de 16 ans, originaires des Côtes d'Armor d'être "sauvés" et transférés à l'hôpital d'Ajaccio, selon le procureur d'Ajaccio, Eric Bouillard. "L'adolescent était très choqué, il a confirmé qu'il avait vu  au moins un cadavre" précise le général Jacques Plays, commandant de gendarmerie. "sa première réaction a été de dire qu'il avait heureusement un casque parce qu'il avait été très secoué". Le jeune homme s'en sort avec une blessure au menton. Son père a lui aussi été très choqué.  Avec cinq morts, cet accident de canyoning est le plus meurtrier en France depuis 1990.

L'enquête s'oriente vers la thèse de l'imprudence

Aucun écart à la réglementation, mais une possible imprudence, une mauvaise évaluation du risque faite par le guide, c'est la piste privilégiée par les enquêteurs.  Deux jours avant le drame, lundi, des gendarmes avaient justement contrôlé le guide d'Alticanyon. Il l'avait invité à changer ses baudriers et des longes, "il l'a fait immédiatement dans la journée".  Le guide "était en règle", l'accident de mercredi n'était pas lié à un problème d'équipement et "aucun écart à la réglementation" en vigueur pour le canyoning en Corse --qui prévoit des groupes de 12 maximum avec des enfants d'au moins sept ans-- n'a été commis par cet auto-entrepreneur qui officiait en saison depuis "une dizaine d'années en Corse" et depuis "2012 sur ce canyon".  L'enquête porte plutôt sur les raisons qui ont poussé le groupe de 7 personnes dont faisaient partie les victimes à poursuivre leur descente dans le canyon alors que d'autres groupes avaient déjà renoncé en raison des conditions météorologiques: la Corse avait été placée en vigilance jaune orage mercredi et un orage localisé a fait gonfler subitement le Zoicu, le ruisseau qui donne son nom au canyon.  "On a entendu deux guides qui  avaient renoncé à faire la seconde partie, beaucoup plus technique, la sportive, en raison des conditions météos et des dangers que ça représentait. Ils nous indiquent aussi en avoir avisé le guide d'Alticanyon qui a pour autant décidé de poursuivre", a poursuivi Eric Bouillard au cours d'une conférence de presse.  "Quand les conditions se sont vraiment dégradées, un peu après 17H00, ils sont revenus vers son groupe" et ont évoqué "le risque de crue, lui demandant de sortir, ce qu'il n'a pas fait", a relaté le procureur, évoquant un "élément relativement important qui pourrait caractériser une imprudence".