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Accident de car de Rochefort : quatre ans après, les familles des victimes attendent toujours le procès

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Par , France Bleu La Rochelle, France Bleu

Quatre ans après l'accident de car à Rochefort qui a coûté la vie à six adolescents, les familles sont toujours dans l'attente du procès. La ridelle d'un camion-benne c'est-à-dire la porte latérale de la remorque, restée ouverte à l'horizontale, a éventré le bus.

Recueillement au pied du jeune chêne planté à la mémoire des victimes de l'accident de car de Rochefort
Recueillement au pied du jeune chêne planté à la mémoire des victimes de l'accident de car de Rochefort © Radio France - Julien Fleury

Le 11 février 2016, six adolescents ont trouvé la mort dans leur car scolaire, à Rochefort (Charente-Maritime). La ridelle, la porte métallique de la remorque d'un camion-benne, restée ouverte à l'horizontale, a éventré le car dans lequel se trouvaient quinze de jeunes.

Le dossier est toujours à l'instruction 

Quatre ans après, les familles sont toujours dans l'attente du procès. Aucune date n'a été fixée à ce jour. "Ce qui est terrible, c'est que quand il se passe un événement comme ça vous recevez plein de courriers, et puis petit à petit vous en recevez moins. En fait, quand vous avez ces courriers vous savez qu'il y a une enquête alors que là, ça doit faire deux ans que je n'ai plus aucune nouvelles", regrette Alexandra Moreau. Son fils Yoni est l'une des victimes, il avait 17 ans. Le parquet de La Rochelle indique que le dossier, toujours à l'instruction, pourrait connaître de nouveaux développements prochainement.

Matthieu S. le conducteur du camion, âgé de 27 ans aujourd'hui, est mis en examen pour homicides et blessures involontaires, depuis 2016. Il travaillait pour l'entreprise Eiffage. Le procès devra déterminer s'il s'agit d'une erreur humaine ou d'une faille dans la sécurité. 

Mais en même temps me remettre dans un procès c'est me replonger dans cette journée d'horreur

Alexandra Moreau a des sentiments mitigés quant à ce procès. "Je veux que toute la lumière soit faite sur cet accident. Mais en même temps me remettre dans un procès c'est me replonger dans cette journée d'horreur. Puis chacun essaiera d'écarter sa responsabilité, ce n'est pas facile parce que c'est un accident".

Jusqu'à la fin vous y croyez, je pensais que j'allais revoir mon fils parce que ça n'arrive qu'aux autres"

Cette journée d'horreur, Alexandra Moreau en garde un souvenir intact. Son fils Yoni avait fêté ses 17 ans la veille, il lui avait envoyé un SMS, comme tous les matins, pour lui dire qu'il était bien dans le car. Il était scolarisé au lycée professionnel du Pays d'Aunis, à Surgères (Charente-Maritime).

La collision a eu lieu vers 7 heures du matin, mais la mère de famille n'a pas obtenu information jusqu'à 11h30. "J'étais au travail, j'ai appris qu'il y avait un accident de bus. J'ai appelé le lycée, il devait y être à 8 heures et on me dit qu'il n'est pas arrivé". L'inquiétude l'envahit. Elle se rend à l'accueil de la société de transport en commun 'Les Mouettes'. "Ils m'ont confirmé qu'il s'agissait de l'un de leur bus mais ils ne savaient pas quelle ligne". Alexandra Moreau se dirige donc vers l'hôpital. "Ils m'ont dit d'aller voir les pompiers. Eux, m'ont fait patienter dans une salle, d'autres personnes attendaient. Il était 9 heures, et jusqu'à 11h30 personne ne savait rien. C'est long. Vous y croyez jusqu'au bout, je pensais que j'allais revoir mon fils. Parce que ça n'arrive qu'aux autres".

La mère de Yoni a gardé un peu d'espoir pendant deux jours. Les autorités lui ont annoncé que son fils était probablement l'une des victimes. Toutefois des tests ADN devaient être pratiqués pour confirmer leurs identités. "Un des jeunes n'avait pas pointé, j'espérais que c'était mon fils. Mes deux jours après les gendarmes m'ont annoncé que mon fils était bien décédé".

J'ai toujours du mal à me dire que je ne le verrais plus. Il aurait eu 21 ans

Pour la première depuis le drame, Alexandra Moreau ira travailler ce 11 février. "Je sais que je vais pleurer comme d'habitude. C'est mon enfant, j'ai toujours du mal à me dire que je ne le verrais plus. Il aurait eu 21 ans".  La mère de famille voit toujours certains amis de son fils."Yoni et sa soeur ont deux ans d'écart, ils ont les mêmes copains. Evidemment on parle de lui". Ils évoquent notamment la responsabilité du conducteur. "Je sais bien qu'il ne s'est pas réveillé ce matin-là en se disant je vais aller tuer des enfants. Ce n'est pas volontaire bien sûr. Mais je veux qu'il y ait un jugement parce qu'il y a bien eu une faute".

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