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Faits divers - Justice

Accident de Flixbus sur l'A1 : la conductrice mise en examen

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Par , France Bleu Picardie

La conductrice d'un Flixbus Paris-Londres qui s'était renversé sur l'autoroute A1 le 3 novembre à l'est de la Somme, a été mise en examen pour blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de plus de trois mois. L'accident avait fait une trentaine de blessés.

Un Flixbus Paris-Londres s'était renversé sur l'A1 le 3 novembre 2019
Un Flixbus Paris-Londres s'était renversé sur l'A1 le 3 novembre 2019 © Maxppp - Hugues Chaigneau

Estrées-Deniécourt, France

La conductrice d'un Flixbus Paris-Londres qui s'était renversé sur l'autoroute A1 le dimanche 3 novembre 2019 à hauteur d'Estrées-Deniécourt à l'est de la Somme, a été mise en examen pour blessures involontaires ayant entraîné une incapacité de plus de trois mois indique le procureur de la république d'Amiens. Elle a été placée sous contrôle judiciaire avec interdiction de conduire des véhicules destinés au transport collectif de voyageurs. Le bus transportait 32 personnes. 29 avaient été blessées dont un Japonais de 20 ans qui devrait rester paralysé à vie. Une information judiciaire a été ouverte.

Selon les expertises, l'autocar présentait une "défaillance au niveau d'un pneumatique" mais celle-ci n'a pas été à l'origine de l'accident "qui aurait été provoqué par une entrée trop rapide dans la bretelle de sortie d'autoroute".

Utilisation du téléphone au volant

L'expertise du téléphone de la conductrice de 42 ans confirme les déclarations des passagers selon lesquelles celle-ci l'avait utilisé plusieurs fois pendant le trajet et qu'elle était en train d'écouter de la musique au moment de l'accident à l'aide d'oreillettes.

Déconnexion du système anti-collision

L'expertise menée sur le véhicule a montré par ailleurs que le dispositif anti-collision avait volontairement été déconnecté. La conductrice, placée en garde à vue ce lundi avant d'être présentée à juge d'instruction et d'être mise en examen, conteste l'avoir fait elle-même et assure qu'elle n'avait pas remarqué qu'il ne fonctionnait pas. Elle reconnaît par ailleurs l'usage de son téléphone mais explique que l'accident "ne résultait pas d'un défaut d'attention". La conductrice parle d'un dérapage de l'arrière du véhicule qui aurait entraîné ce dernier dans la sortie d'autoroute qu'elle n'avait pas l'intention d'emprunter.  Une explication pas compatible avec les conclusions de l'expert indique le parquet. 

La conductrice a fait appel de son contrôle judiciaire. 

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